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Publié par Alain Lequien dit Bourguignon La Passion

Le livre d'heures de Marguerite de Bourgogne.
Le livre d'heures de Marguerite de Bourgogne.

Le peuple des pèlerins faisait partie du paysage au Moyen Âge. On les voyait se regrouper au printemps comme le font les oiseaux migrateurs à la saison de l’envol vers des cieux plus chauds. Dans le Livre d’heures de la duchesse de Bourgogne visible au musée Condé de Chantilly, avril et septembre étaient les mois du pèlerin.

Durant son cheminement, lorsqu’il ne dormait pas à la belle étoile (ce qui était souvent le cas), il était hébergé chez l’habitant ou dans une maison religieuse (monastère ou congrégation). A chaque fois, il devait présenter sa lettre de créance. Le voyageur y était accueilli pour recevoir les soins rendus nécessaires par les difficultés du chemin et une table généralement bien garnie.

Ruines hospitales (Espagne).
Ruines hospitales (Espagne).

Comme il ne possédait pas beaucoup de ressources, s’il restait quelques jours pour se reposer, il devait aider ses hôtes en réalisant de menus tâches quotidiennes en contrepartie du repas et du gite.

En Espagne, ces domaines tenus par des ordres religieux s’appelaient los hospitales. Lorsque l’on parcourt le Chemin de Compostelle, on peut en voir de nombreux en ruines.

En échange de cet accueil, le voyageur recevait un sauf-conduit lui permettant d'être accueilli dans l’hospitales suivant. Ainsi, de monastères en monastère, d’hospitales en hospitales, le pèlerin atteignait Santiago de Compostela, Saint-Jacques-de-Compostelle situé au nord-ouest de l'Espagne. Cela pouvait prendre des années.

Le tailleur de pierres.
Le tailleur de pierres.

Cette pratique s’appliquait également à d’autres catégories de voyageurs, notamment ceux qui formèrent le compagnonnage cher à mon cœur comme les tailleurs de pierre, menuisiers, charpentiers, forgerons…

Si le pèlerin décidait de revenir, il effectuait la même démarche en sens inverse. Toutefois, ayant atteint Saint-Jacques, il avait le droit de porter fièrement sa coquille. Une légende nous dit que cela lui portait bonheur contre tous les dangers.

Il est à noter que le temps des grands pèlerinages passé, ces lieux d’hospitalité réservés initialement aux voyageurs furent transformés pour accueillir la population locale en difficulté et tous les êtres humains dans le besoin.

A suivre

Bourguignon la Passion

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