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Publié par Alain Lequien dit Bourguignon La Passion

La vie contée de C. de Foucault
La vie contée de C. de Foucault

Lundi 8 juin 2015, voici plus d’un mois que j’ai entrepris ma troisième pérégrination complète vers Saint-Jacques de Compostelle. Enfin, c’est mon quatrième départ puisque l’an dernier cela a failli tourner en eau de boudin. J’ai retiré beaucoup de choses de cette désillusion, notamment qu’il fallait vivre intensément plutôt que de se conserver vers un hypothétique avenir. Je ne sais s’il existe un dieu révélé, mais cette puissance qui nous entoure ne peut être le fruit du hasard.Je ne peux concevoir que nous ne soyons que des animaux évolués.

Quand on regarde cette vie de Charles de Foucault, elle fut intense et riche. Avant de repartir, je ne peux éviter d’aller revisiter cette petite église de Notre-Dame des Neiges où le Bienheureux donna sa première messe le 10 juin 1901 après avoir été moine pendant une dizaine d’années. Presqu’un anniversaire jour pour jour.

Les trois artistes et l'âne...
Les trois artistes et l'âne...

Le temps radieux et frais nous invite au départ. Bientôt, en bas de la petite descente, nous sommes rejoints par un convoi somme toute classique sur le chemin de Stevenson : un âne bâté portant un enfant accompagné de sa mère et de sa grand-mère. Tels des photographes attendant la star, les trois compères s’alignent pour prendre cette photo historique sous les rires de la maman de Gabinou. Gabinou, Gabin comme le fils de Blandine et Arnaud rencontrés en 2012 dans les Landes et revus en 2013 dans les Causses. Vous avez dit hasard ? Nous nous dirons au revoir à la Bastide puisque le chemin se sépare entre Regordane et Chemin de Stevenson.

Le dolmen de Thort.
Le dolmen de Thort.

Notre voyage se poursuit sans encombre même si Daniel le Bruxellois marche lentement. Nous sommes un peu inquiet pour lui car arrivera-t-il au bout de son voyage qui est Saint-Gilles ? Nous n’osons lui proposer d’écourter son voyage en faisant de l’auto-stop de peur de le froisser. Car nous allons arriver à l’un des endroits le plus difficile des Cévennes, cette longue partie formée de grandes pierres marquées par le passage des charrois de l’ancien temps. Mais avant, nous passons au dolmen de Thort. Selon la légende, c’est Gargantua lui-même qui l’aurait jeté ici d’où son surnom, le palet.Conscient de cette difficulté, il prit la décision de finir l’étape en stop et rejoignit le gite de Villefort.

Traces de roues dans la pierre.
Traces de roues dans la pierre.

Nous ne sommes plus que deux et notre marche devient plus rapide même si je prends le temps de faire attention pour éviter la chute. Ce n’est pas le cas de Daniel, véritable cabri qui passe allégrement d’une pierre à l’autre et m’attend en bas avec un large sourire. Même si nous nous lançons quelques vannes entre représentant des masses populaires et du patronat (que je représente aux prudhommes), cela reste non polémique. Presqu’un jeu entre nous ! Nous sommes en désaccord sur les solutions, pas sur le constat de notre pays.

Village vue de la tour.
Village vue de la tour.

Non loin de la Garde-Guérin, nous nous arrêtons au bar du petit golf. La Badoit bien fraiche est la bienvenue. La Garde-Guérin, un village médiéval du XIe siècle classé depuis 1992 comme l’un des plus beaux villages de France. Il domine à 800 mètres d’altitude les gorges de Chassezac. Ce village de 12 habitants permanents a gardé sa structure ancestrale avec sa tour et son château. Il a gardé une beauté sauvage et mystérieuse.

Dans les rues...
Dans les rues...

De sa tour haute de près de 22 mètres, Daniel a pris quelques photos qui en disent long sur ce site authentique. Il fut occupé par une communauté de Chevaliers Pariers qui avaient la responsabilité de protéger les voyageurs. Un peu à l’image des Chevaliers du Temple. Pour cela, ils étaient rémunérés. L’église est d’ailleurs dédiée à Saint-Michel l’Archange, leur patron.

Descende pierreuse, encore...
Descende pierreuse, encore...

C’est maintenant la descente vers le lac de Villefort, une descente de cinq kilomètres plutôt vigoureuse au milieu de la pierraille. Daniel trotte devant, moi péniblement derrière en espérant ne pas trop me laisser distancer. Un moment un peu difficile, je l’avoue qui m’a paru long. Puis l’arrivée à destination. Daniel (le Bruxellois) est déjà bien installé. Nous allons diner en ville où nous rencontrons un marcheur venant d’arriver. Une soirée qui se termina tard malgré la fatigue. Drôle de journée, avec ses hauts et ses bas.

A suivre. Alain dit Bourguignon la Passion.

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