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Publié par Alain Lequien dit Bourguignon La Passion

Le gite des Carmélites.
Le gite des Carmélites.

En sortant du Bout du Monde, c’est-à-dire de l’accueil de la communauté du Carmel Saint-Joseph, Christina (une jeune Allemande qui a dormi au gite) et votre serviteur prenons le chemin qui doit nous mener vers Saint-Jean-de-la-Blaquières. Christina m’a demandé de se joindre à moine voulant pas être seule pour la journée. Vous connaissez mon âme chevaleresque ! Lol !

Jardin du gite du Carmel.
Jardin du gite du Carmel.

En route, je me suis mis à penser à ma longue conversation avec les sœurs carmélites très ouvertes sur la vision du monde actuel. Leur approche de la religion me fit penser à cette interview d’Albert Camus à un journal du Caire: « L’honnêteté consiste à juger une doctrine par ses sommets, non par ses sous-produits ». Beau sujet de méditation concernant actuellement les dérives constatées dans les religions du livre.

Ce qu'il va gravir...
Ce qu'il va gravir...

Le groupe d’enfants qui nous précédait a laissé de la nourriture pour plusieurs, ce qui entraina une quasi-gratuité de la soirée repas et du petit-déjeuner. Merci à eux et aux sœurs pour qui j’ai beaucoup de respect. Et puis, ne trouvez-vous pas charmant ce petit jardin derrière la porte du gite ? Je dois dire hormis son environnement (Saint-Guilhem) que ce lieu fut particulièrement calme et serein.

Une grotte habitée ?
Une grotte habitée ?

Cette nouvelle étape commence par une ascension de 400 mètres de dénivelé positif sur cinq kilomètres au col qui nous fait sortir de la reculée de Saint-Guilhem. Je dis cela pour les spécialistes. Pour y parvenir, c’est une longue montée de la sente en lacets. C’est clair, c’est raide pour un début de journée.

Environnement très valonné.
Environnement très valonné.

En chemin, nous pouvons apercevoir une grotte où devait vivre jadis soit des hommes préhistoriques, soit cet ermite dont m’ont parlé les sœurs du Carmel. En fait, en recoupant les informations avec d’autres cheminants (notamment Stéphane de Nancy), l’ermite en question vivrait dans un ermitage construit pour lui et non dans cette grotte. Il est vrai qu’elle est difficile d’accès. Quid ?

Des pierres, des rocs...
Des pierres, des rocs...

La communication avec Christina est limitée au minimum. Ça va ? Oui, ça va… Bien, passons. D’autant que dans la montée, nous avons été doublés par un couple de jeunes Allemands qui arrivaient d’Aix-la-Chapelle. C’était leur première étape. Au cours de la journée, nous nous sommes croisés à plusieurs reprises. J’ai bien senti qu’elle préférait être avec eux qu’avec moi. Sniff… ah, ces jeunes ! Elle resta toutefois avec moi jusqu’au terme de l’étape.

Une pause rafaichissante...
Une pause rafaichissante...

A Arboras, nous nous arrêtons pour boire un coca tant la chaleur est déjà bien pesante. Nous assistons à une véritable scène de ménage entre une femme et le cabaretier. Une scène digne d’un film de Pagnol bien qu’on soit loin de la Provence. Je demande de la glace, et l’homme me répond d’un ton sec : « il n’y a pas de glace ici. Et quoi encore ! ». Gracieux le mec.

Un chemin bien arboré.
Un chemin bien arboré.

Que dire du reste du voyage. L’étape m’a paru longue, fastidieuse. Je découvre un Saint-Jean-de-la-Blaquière loin de mes attentes. Je l’imaginais comme une petite cité perché comme Saint-Guilhem. Eh bien, c’est banal comme le gite d’ailleurs. Le couple d’Allemands est arrivé quelques minutes avant nous. Et puis, il y a déjà présent Marie José et Bernard arrivés plus tôt et qui ont récupéré la clé chez le cafetier du coin.

En discutant avec Bernard de l’art de la construction des abbayes et cathédrales (enfin une vraie conversation), Marie-José prend conscience que je suis peut-être l’ami qui chemine dont Daniel le Bruxellois (avec qui j’ai descendu la Regordane) lui a parlé. Chose confirmée lorsqu’elle découvre mon identité – j’ai laissé trainer créantiale et carte d’identité – et que c’est par ailleurs mon anniversaire. Eh oui, ce jour-là, je passe le cap des 66 ans. Nous fêtons cela avec une bouteille de vin du coin. Je dirais que ce cru fut moyen pour être gentil. Désolé Marie José et Daniel, j’ai oublié de prendre une photo. C’est tout moi cela, parfois tête en l’air.

Comme c’était la fête de la musique au village (juste un karaoké), Bernard nous chanta quelques chansons avant de se rendre seul chez le bistrotier organisateur. Personnellement, j’avais tout le dortoir pour moi et j’ai pu ronfler de tout mon saoul.

A suivre. Alain dit Bourguignon la Passion.

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