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Publié par Alain Lequien dit Bourguignon La Passion

Ermitage Santa Marina
Ermitage Santa Marina

Après une bonne nuit, nous devons attendre l’ouverture du café de la pension pour prendre notre petit-déjeuner. C’est enfin le départ vers une nouvelle étape. Le pas est rapide malgré la montée sur un chemin pierreux à la sortie du village. Puis, nous rejoignons une route goudronnée qui nous amène à La Mesa. En passant devant l’albergue installée dans l’école rurale, nous ne voyons quasiment personne. Les cheminants doivent déjà être partis.

Autel de l'ermitage.
Autel de l'ermitage.

C’est maintenant la grande montée prise dans le brouillard. Mes compagnons plus jeunes sont partis devant. Je souffre un peu car c’est assez raide. Je les retrouve au départ d’un sentier traversant un paysage désolé et venteux qui nous mène à Buspol. Nous sommes à un peu plus de mille mètres d’altitude, et à cet endroit existait jadis un hôpital des pèlerins.

C’est l’occasion de revoir cette minuscule ermita de pierre Santa Marina déjà vue en 2013. Comme la plupart de celles rencontrées, elle est close mais on peut apercevoir à l’intérieur un petit autel bien pourvu. Le guide indique que s’y trouve une iconographie naïve et une cloche fondue en 1327.

Rocher dans la lande.
Rocher dans la lande.

Sur un panneau, on peut lire cette prière :

« Senor Santiago, me pongo en tu presencia en esta Capilla mientras recorro mi camino para llegar preregrino hasta tu santo sepulcro. Invoco ahora la intercesión de San Antonio, de Santa Maria Magadalena, la prima persona que vio a Jesus resucitado, y la protección de Sta Marina… » que l'on peut traduire par : « Saint Jacques, je me mets en ta présence dans cette Chapelle tandis que je parcours mon chemin de pèlerin vers ton saint sépulcre. J'invoque maintenant l'intercession du Saint-Antoine, de Sainte-Marie Madeleine, la première personne qui vit Jésus ressuscité, ainsi que la protection de sainte Marina… »

La tête de Joao butte sur une pierre plate mal placée qui la recouvre. Heureusement sans conséquence.

Au loin, la retenue de Granda de Salime.
Au loin, la retenue de Granda de Salime.

Le chemin est bordé de grandes dalles. Un peu plus loin, au bord du chemin, nous rencontrons une immense roche le surplombant ainsi que des pierres plates plantées verticalement. Il n’y a pas de doute, on se trouve en pays celte.

Le Chemin se poursuit ainsi dans la lande du plateau. De loin, nous avons de très points de vue sur les montagnes environnantes et la retenue de Grandas de Salime. La descente est rapide, et enfin nous arrivons sur une route qui passe sur le barrage.

Porte d'accès à une terrasse.
Porte d'accès à une terrasse.

Nous faisons un arrêt à cette étrange percée dans le rocher. Pourquoi ? Cela reste un mystère. Toutefois, nous y pénétrons (j’y suis passé en 2013). Une terrasse surplombe le barrage de Salime. L’occasion d’un arrêt où nous sommes rejoints par plusieurs compagnons de route de différentes nationalités.

Ce barrage fut construit dans les années 1950 poussant des milliers d’habitants hors des quatorze villages engloutis. Autrefois, les collines environnantes abritaient des vignes, mais le brouillard lié du nouveau lac artificiel en eut raison, empêchant la maturation du raisin.

Vues sur la terrasse surplombant le barrage de Grandas de Salime. Vues sur la terrasse surplombant le barrage de Grandas de Salime. Vues sur la terrasse surplombant le barrage de Grandas de Salime.

Vues sur la terrasse surplombant le barrage de Grandas de Salime.

Maison asturienne au musée.
Maison asturienne au musée.

Nous prenons maintenant la route de Grandas de Salime. Le nom de Salime est lié à une légende. Le diable aurait baptisé le vieux pont englouti de nos jours qui permettait le passage sur le Rio Novia. Un jour, pris de boisson (eh oui !), il tomba à l’eau. Il cria alors « Salime, Salime » ce qui en vieux patois asturien veut dire « sortez-moi, sortez-moi ». Voyant que la diable avait du mal à nager, ils s’en saisirent et le rejetèrent à l’eau. Ils conservèrent ce nom en l’honneur de la victoire sur le Malin.

Musée : drôle moyen de transport.
Musée : drôle moyen de transport.

Nous reprenons la route que nous longeons sur plus de quatre kilomètres avant d’entamer un chemin raide qui nous mena à Grandas. Nous fîmes une visite très rapide au musée ethnographique en passant, musée perpétuant le monde rural ancien.

Nouvelle légende. Un forgeron en quête de savoir cherchait à connaitre les secrets de la forge. Il se rendit chez le diable qui vivait dans une grotte. Alors que le forgeron rusé indiqua qu’il connaissait déjà la scie, ce qui n’était pas vrai, le diable lui fit remarquer que c’était parce que les humains avaient vu la feuille dentelée du châtaignier. De retour au village, il s’empressa de l’observer et de copier la nature. Ainsi la scie fut inventée.

La collégiale San Salvador.
La collégiale San Salvador.

La collégiale San Salvador étant close, toute la bande se réunit pour boire un verre afin de se désaltérer. Puis, c’est le départ pour le hameau de Castro, situé à cinq kilomètres de là.

Nous y trouvons des amis italiens, espagnols… La soirée fut festive. Les yeux plein de beaux souvenirs de cette journée, Morphée nous tend ses bras.

A suivre. Alain dit Bourguignon la Passion.

Auberge de jeunesse et église du hameau de Castro, terme de notre étape. Auberge de jeunesse et église du hameau de Castro, terme de notre étape.

Auberge de jeunesse et église du hameau de Castro, terme de notre étape.

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