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Publié par Alain Lequien dit Bourguignon La Passion

Temps matinal, ciel couvert.
Temps matinal, ciel couvert.

Un petit clin d’œil ! J’ai appris en lisant une revue heureusement rédigée en anglais (le portugais est une langue très difficile) que le Portugal s’était détaché du royaume d’Espagne au XIIe siècle par la volonté de son premier roi, Alphonse 1er le Conquérant, un descendant de la Maison de Bourgogne. Comme quoi, notre région aujourd’hui mondialement connue pour ses vins et sa gastronomie a influencé l’Histoire dans de nombreux pays.

Beauté des paysages.
Beauté des paysages.

Il est temps de reprendre mon cheminement après cette dure mais riche journée d’hier. En fait, en me levant, je suis un peu cassé et, cela ne va pas vous étonner, j’ai mal aux genoux. Pas une douleur forte mais lancinante, de celle qui vous dit : oh ! Je suis là ! Donc, je vais y aller mollo-mollo sur cette voie portant le nom de Via Lusitana. Je ne parcourrais qu’une courte étape de 20 km.

Traversée de forêt.
Traversée de forêt.

Le petit-déjeuner n’étant pas prévu, mes premiers pas en quittant la cité de Fatima endormie est de chercher un café ouvert sans passer par le centre. Je le trouve au bout de vingt minutes, il vient d’ouvrir. Ici, pas de tortilla, je dois me contenter d’un paquet de gâteaux et d’un grand café. Mieux que rien.

Sous un ciel très chargé, le début du parcours est en descente jusqu’à Fontainhas de Serra. C’est pour une grande partie un parcours sur asphalte, La beauté des paysages m’inspire et je me mets à chantonner.

Une ancienne briqueterie.
Une ancienne briqueterie.

Tiens ! Il y a longtemps que cela ne m’étais pas arrivé. Peut-être le fait d’avoir rempli mon engagement vis-à-vis d’Ana-Maria me rend-il plus léger ? Je me mets à penser à cette brave dame. Peut-être a-t-elle ressenti de loin ce que j’avais fait ? Cela me fait penser à l’effet papillon exprimée lors d'une conférence scientifique en 1972 : « Le battement d'ailes d'un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas ? »

Jaune : Santiago, bleu : Fatima.
Jaune : Santiago, bleu : Fatima.

J’aime à croire sans le prouver bien sûr que nos actes influent le comportement et les attitudes des autres.

Pris dans mes pensées, j’avance et si le parcours est principalement sur asphalte, de temps à autre, je passe sur quelques chemins de terre. Je passe dans plusieurs hameaux et cités : Gondemaria, Soutaria, Vontelharia, Tomareis…

Etape 85 (2015) – Fatima - Gondemaria - Tomareis – Caxarias : 20 km (2 134 km)Etape 85 (2015) – Fatima - Gondemaria - Tomareis – Caxarias : 20 km (2 134 km)
Etape 85 (2015) – Fatima - Gondemaria - Tomareis – Caxarias : 20 km (2 134 km)
Bombeiros de Caxarias.
Bombeiros de Caxarias.

En arrivant à Caxarias, je me dis que je pourrais continuer un peu plus loin. Aussi, je décide de continuer en gravissant une cote assez raide qui passe près de la caserne des pompiers. J’assiste de loin à la montée des couleurs. Je me dis que si je ne trouve pas de solution, je pourrais toujours demander à être hébergé par les bombeiros (pompiers). C’est une tradition au Portugal que cet accueil généreux des hommes du feu. Mais, on n’en est pas là.

Vrai ou faux âne ?
Vrai ou faux âne ?

En haut de la montée, j’aperçois un chat qui vient d’être renversé par une voiture qui ne s’est pas arrêtée. Je ne peux le laisser ainsi. Je m’en saisis et le porte sur le trottoir, coté foret. Il n’est pas complétement mort, me regarde fixement et cela me gêne. Mais, je ne peux rien faire pour lui. Je m’éloigne rapidement avec un peu de honte de le laisser ainsi.

J’aperçois une boulangerie. Il n’est que midi. Je mange donc un casse-croûte excellent d’ailleurs accompagné d’un coca. Après un peu de repos, je repars. Cet arrêt assez long a été propice à la réapparition des douleurs aux genoux. En voulant prendre le long chemin de terre, je me dis qu’il n’est pas raisonnable de continuer ainsi alors qu’aucun accueil n’est prévu avant 15/20 km. Je décide donc de revenir en arrière. Je repasse devant le pauvre chat qui désormais est passé de vie à trépas. C’est le mieux qui puisse arriver.

Jardin de potirons...
Jardin de potirons...

Finalement, mon guide Lepère m’indique qu’il existe une residential, au restaurant Monalvo, près de la gare. J’y vais. C’est tristounet et vieillot, mais pour trente euros la demi-pension, on s’en contentera. Le temps n’est pas généreux, il fait frais. Je travaille plusieurs heures à la rédaction d’un ouvrage en cours sur mon ordinateur portable. Ainsi que sur les évènements qui se sont déroulés depuis quelques jours. Vous en avez une partie dans cette rédaction tardive. Si la chambre est vieillotte, le repas du soir fut généreux. Merci.

Après le repas, je vais au centre du village boire une bière. Je suis étonné de voir de nombreux enfants qui courent dans tous les sens alors qu’il est 21h00. Autre pays, autre mode d’éducation. Simple constat.

A suivre. Alain dit Bourguignon la Passion.

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