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Publié par Alain Lequien dit Bourguignon La Passion

Araujo - Retour à la route pavée.
Araujo - Retour à la route pavée.

Malgré son prix modique, la chambre est confortable. En arrivant ici, je m’étais aperçu en consultant un plan que j’avais pris le mauvais chemin. Je suis sur le chemin qui mène à Braga. Manque d’attention du fait qu’il y a deux marquages jaunes. J’aurais dû prendre le chemin de gauche au lieu de celui de droite. De fait, après un café vite pris, je dois parcourir un bon kilomètre pour rejoindre mon chemin qui passe par Vilarinho.

Mosteiro - Etrange "monument".
Mosteiro - Etrange "monument".

Le début du parcours se trouve en pleine ville, avec une circulation intense. Donc, rien de folichon. C’est souvent cela autour des villes d’importance. Porto et ses 240 000 habitants possède une banlieue animée avec ses magasins, ses immeubles dont certains sont en mauvais état.

Toujours seul, après deux bonnes heures de marche sous un ciel menaçant et un arrêt pour prendre un petit-déjeuner consistant, je traverse Araujo où je retrouve une rue pavée comme je les aime. Cela me rappelle l’ancienneté romaine de ce chemin. J’apprécie surtout le silence de temps à autre coupé par une voiture passant à vitesse rapide. Une spécificité locale.

Marquage du caminho central.
Marquage du caminho central.

Mon passage à Moreira est salué par cette étrange « monument » se trouvant au milieu d’une maison détruite. Je ne comprends pas bien pourquoi il en est ainsi. Ils auraient pu faire un effort pour en dégager l’entourage. Le marquage est maintenant très clair avec ces poteaux indicateurs. Un peu plus loin, avec de nombreux détours, c’est la zone industrielle Maia 1.

Giao - Marquage du chemin.
Giao - Marquage du chemin.

J’y fais quelques courses de bouche pour la suite du voyage sous l’œil sourcilleux d’un vigile. Il ne doit pas apprécier les gens venant d’une autre planète, celle des marcheurs. Il doit nous prendre pour des voleurs. Il me suit jusqu’à la caisse. Après avoir réglé, je le regarde droit dans les yeux avec un grand sourire un peu provocateur, je vous l’accorde. C’est pas bien, c’est sûr, mais cela fait du bien.

Je reprends le chemin vers Vilar do Pinhero puis Giao. Peu après, du fait que la route nationale est dangereuse, le chemin initial est détourné pour nous faire passer sur des petites routes plus calmes. Je voudrais ici saluer le travail que font les associations locales pour prendre en compte notre sécurité même si cela rallonge notre kilométrage.

Vairao : Mosteiro (monastère).
Vairao : Mosteiro (monastère).

Tranquillement, j’arrive au Mosteiro de Vairo, un ancien monastère privé de ses moines ouvert pour les pèlerins en 2013. C’est là où je vais m’arrêter car l’endroit me plait et rempli de ce silence bien diffèrent du bruit de Porto. J’apprends sur place qu’il est utilisé pour des colonies de vacances. Du fait que la saison est terminée, nous sommes fin aout, il n’y a plus grand monde. Un bâtiment est réservé à l’accueil du pèlerin.

Etape 94 (2015) – Araujo - Moreira - Mosteiro - Vilar do Pinhero – Mosteiro de Vairao : 25 km (2 357 km)Etape 94 (2015) – Araujo - Moreira - Mosteiro - Vilar do Pinhero – Mosteiro de Vairao : 25 km (2 357 km)
Etape 94 (2015) – Araujo - Moreira - Mosteiro - Vilar do Pinhero – Mosteiro de Vairao : 25 km (2 357 km)

Il faut simplement prévenir l’hospitalière qui habite à quelques pas de là, dans sa petite maisonnée. L’accueil est chaleureux, et je suis le premier à prendre mes marques : une petite chambrée au fond du couloir. Peu à peu, les pèlerins arrivent. Ici, après Porto, il y a plus de monde qu’avant cette cité. Arrivent deux françaises, un Allemand, une Danoise, une Russe… Nous nous retrouvons bientôt à huit. Cette présence d’autres personnes me fait du bien.

Vairao : Mosteiro (musée).
Vairao : Mosteiro (musée).

Je visite le musée d’interprétation installé dans les locaux par l’association qui gère l’albergue. Ce n’est pas un musée classique : il est d’une grande simplicité à partir de dons d’objets effectués par des pèlerins, des histoires racontées par eux-mêmes.

Vairao : Mosteiro (l'église).
Vairao : Mosteiro (l'église).

Alors que la chapelle de São João, est en travaux à l’extérieur, je profite de la présence de celui qui parait être le chef de chantier pour la visiter. Belle abbatiale riche où les moines se réunissaient pour leurs offices. Par contre, je n’ai pu visiter le cloître : il n’avait pas la clé.

Le soir, les deux Françaises et moi-même sommes allés manger dans un petit restaurant, l’Otilia snack bar, situé à quelques centaines de mètres.

Vairao : Mosteiro (l'église).
Vairao : Mosteiro (l'église).

Servi sous une tonnelle, le menu pèlerin fut traditionnel, sans excès pour moins de dix euros. Une soirée d’échanges bien sympathique. La fraicheur du soir nous rappela à la réalité, nous poussant à rentrer rapidement au monastère. Les portes devaient fermer.

A suivre. Alain dit Bourguignon la Passion.

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