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Publié par Alain Lequien dit Bourguignon La Passion

Le bar de l'hôtel n'ouvrant qu'à sept heures, les trois cheminants que nous sommes avons pris ensemble notre desayuno. Pour moi, mon café traditionnel accompagné de toats et confiture de manière à partir du bon pied. Mon espoir est d'effectuer une trentaine de kilomètres d'autant que je pars tôt. Je laisse mes compagnons de route à qui je fais l'accolade. On ne sait pas si l'on se reverra. C'est ainsi le Chemin, parfois des rencontres d'un jour, parfois des plus longues.   
Pour rejoindre le Camino, il faut suivre la route nationale 630, en fait nous la suivons plus ou moins en y faisant des incursions depuis Séville. Comme nous suivons sans y faire une incursion l'autoroute A66 dénommée l'autoroute de la via de la Plata. Je vais la parcourir quelques kilomètres avant de rejoindre le chemin officiel fléché en jaune. Tout va bien, je suis en forme et le large sentier est agréable. 

Sur le chemin. ..
Sur le chemin. ..
Sur le chemin. ..

Sur le chemin. ..

Je vais rencontrer un jeune Espagnol paysan sortant d'un seul coup d'un champ. Voyant le drapeau français cousu sur mon sac, il engage la conversation dans notre langue. Il rêverait de partir sur le Chemin de Santiago et de visiter le monde. Mais, il est obligé de rester ici pour reprendre l'affaire familiale en aidant ses parents. Je sens que ce jeune homme est lettré et qu'il voudrait sortir de sa situation. Que dire ? J'avoue avoir été un peu bloqué face à cette situation d'un jeune en rêve d'un autre devenir.  
Géné, je repars en lui disant que les envies se réalisent souvent lorsque l'on ne s'y attend pas. Je n'ai rien trouvé d'autre à dire. Le questionnement de ce garçon m'a déstabilisé et c'est dans ces conditions de réflexion que j'arrive à  Aldeanueva, un joli village me semble-t-il accueillant. Déjà plus de dix kilomètres effectué. J'y prends un café. C'est le marché et je ne m'y attarde pas. 
Direction maintenant de Banos où semble-t-il existent des thermes romains. De nouveau, le soleil m'en fait voir de toutes les couleurs et surtout aggrave ma soif. Si bien qu'à la station service, je fais l'acquisition d'une bouteille de coca bien fraîche. Je sais, c'est plein de sucre et de gaz. Mais, que voulez-vous, cela fait du bien.   

Aldeanueva del Camino
Aldeanueva del Camino
Aldeanueva del Camino

Aldeanueva del Camino

La route m'est apparue longue et je me suis arrêté à plusieurs reprises dès qu'un endroit ombragé s'est fait jour. Le plus souvent, ce fut de l'asphalte. Quelquefois, j'eus droit à des sentiers de terre. Surtout à l'approche droite Banos. Sur le dernier de ceux-ci, une voiture est engagée et bloque le passage. C'est un vieux monsieur qui s'est engagé là et qui ne sait pas comment s'en sortir en marche arrière. Le voyant paumé, il accepte de me confier son volant. En quelques minutes, le problème est résolu et j'ai remis sa voiture sur la route. Il propose de me déposer. Je refuse arguant que je suis un marcheur vers Santiago. Il me remercie avec chaleur. Aussi, étant toujours mal à l'aise face à cela, je préfère partir rapidement. 
L'arrivée est classique, et même si le seigneur Ra fait des siennes, je ne pense pas m'attarder ici. C'est en fait une ville de cure thermale avec de nombreux hôtels et une fréquentation adéquate. À savoir, beaucoup de personnes d'un certain âge. Je sais, des gens de mon âge. Mais, que voulez vous, j'ai un peu de mal à me sentir vieux. Et puis, la plupart de ces personnes ont l'air de traîner leur malheur. Du moins, c'est ce que je ressens. En regardant les tarifs des consommations, on voit tout de suite où l'on est. 

Banos - l'albergue.
Banos - l'albergue.
Banos - l'albergue.

Banos - l'albergue.

C'est en voyant la longue montée à effectuer pour sortir de la cité que je me dis que ce n'est pas raisonnable de repartir comme cela en plein soleil. Et puis, pourquoi ne pas en profiter pour visiter les anciens thermes romains ? C'est en voyant qu'il existe une albergue turistico que ma décision est prise de rester. J'y suis très bien accueilli par Thomas, un hospitaleros dépendant de la région. En effet, l'albergue est abrité dans le centre régional d'interprétation de la présence romaine dans la région. Une très belle réalisation.
Gabrielle et Witmark ainsi que la rue des chats.Gabrielle et Witmark ainsi que la rue des chats.

Gabrielle et Witmark ainsi que la rue des chats.

Après ma douche, j'étais en train de me reposer lorsque Gabrielle et Witmark arrivent. Ils ont eu la même idée. Nous allons profiter de l'offre des thermes proposée aux peregrinos : pouvoir à partir de 17h00 bénéficier de la piscine. Pas fou,uniquement celle de l'eau classique, pas celle de l'eau thermale sortant à 47 degrés. Là, c'est plus cher. Toujours l'argent... Je vais passer une heure dans l'eau pour un peu plus de trois euros, dans une piscine avec des jets massants. 
Le soir, les restaurants ne faisant aucun menu pregrino à prix minoré, nous allons manger dans un simple café ne payant pas de mine, à l'écart des rues commerçantes. Ce fut une soirée riche d'échanges avec des personnes de grande qualité. Et, le lit fut de très bonne qualité. 

Banos - les thermes romains.
Banos - les thermes romains.
Banos - les thermes romains.
Banos - les thermes romains.

Banos - les thermes romains.

A suivre. Alain dit Bourguignon la Passion.
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AmiGilbertAhuy 11/06/2016 19:05

J'ai adoré cette petite étape de montagne... j'ai dû d'ailleurs faire de jolies photos ce jour-là ! Au fait, comme je te l'ai déjà écrit... je reviendrai dans tes étapes un peu plus longuement cet été... j'adore toutes ces petites anecdotes que nous vivons sur ces beaux chemins...
Gilbert