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Publié par Alain Lequien dit Bourguignon La Passion

Il est très tôt lorsque j'ai quitté l'auberge de jeunesse située en plein Tolede. Il est vrai aussi que les ronflements  de mon voisin de chambrée du dessus, pourtant un jeune homme, m'ont empêché d'avoir un sommeil réparateur. Je dis cela car c'est souvent les personnes avec un certain embonpoint qui ont tendance à ronfler. Ce qui n'était pas le cas. 
Me voici parti en espérant retrouver nos fameuses marques jaunes ou la coquille. Que nenni ! rien, si bien que je tourne en rond. Après plusieurs demandes à des cafetiers, enfin l'un d'eux me met sur le bon chemin en me tapotant l'épaule tout en me disant le traditionnel Buen Camino. C'est simple et cela m'a fait du bien.

Tolede s'eloigne.
Tolede s'eloigne.

Tolede s'eloigne.

Celui qui m'évitera de faire une erreur à la sortie de Tolede est un employé d'une station service d'essence qui me dit de faire attention car il y a plusieurs chemins pédestres qui partent dans tous les sens. Il doit être marcheur ce garçon sympa. Et j'ai redoublé d'attention à juste titre. Comme quoi, être ouvert en disant un simple Bonjour en regardant franchement une personne en face la pousse à se montrer coopératif avec vous.  
Après un bon café, j'entreprends réellement mon chemin du jour au bout de six kilomètres. Cela ne correspond pas à mon plan, mais je le comprends car il y a maintenant de nouvelles routes. Montées, descentes, les Monts de Tolede sont assez ardus. 

Et toujours la beauté des paysages sous le soleil radieux.
Et toujours la beauté des paysages sous le soleil radieux.
Et toujours la beauté des paysages sous le soleil radieux.
Et toujours la beauté des paysages sous le soleil radieux.

Et toujours la beauté des paysages sous le soleil radieux.

Au bout d'une quinzaine de kilomètres, je retrouve mes marques. Le chemin quitte la route pour être un vrai chemin souple. Et, cela va vous étonner,  il fait très chaud. Si bien que je vais ramer jusqu'à son terme de trente-cinq kilomètres. J'arrive à quinze heures trente après neuf heures de marche. J'avais dit que je ne le referais plus. Et bien si car je n'avais pas le choix.
A Rielves, au vingt-cinquieme kilomètre, j'espèrais trouver un bar. Rien. A quatre kilomètres de l'arrivée, à Barcience, j'ai pu boire enfin un coca bien frais.

Barcience : château et moulin.
Barcience : château et moulin.

Barcience : château et moulin.

L'accueil à l'équivalent de ce qu'est la mairie, l'ayuntamiento, un ancien palais d'une grande beauté fût cordial. Le vigile me voyant fatigué me fit entrer au frais dans l'attente de l'ouverture de l'office du tourisme qui devait me donner la clé de l'albergue. Et contrairement à ce qui est indiqué dans le guide, c'est une vraie albergue existante depuis trois ans a laquelle on me donne accès et non pas la salle de sport qui m'était promise. 

En me réveillant de ma récupération, j'espèrais faire une photo de l'intérieur du palacio. Mais, il était déjà fermé. Je n'ai pu ne photographier une publicité pour que vous en deviniez la beauté. 
Vers vingt heures, alors que j'allais déguster ma salade jambon pot yaourt, deux personnes sont venues m'apporter un ventilateur sur pied dont ils venaient de faire l'acquisition. Quand je vous dis que le monde est bon et fraternel. Ce ne sont pas des mots, ce sont des actes. En tout cas, j'ai fortement apprécié et bien dormi. 

Torrijos : palacio,  albergue et ventilateur.
Torrijos : palacio,  albergue et ventilateur.
Torrijos : palacio,  albergue et ventilateur.
Torrijos : palacio,  albergue et ventilateur.
Torrijos : palacio,  albergue et ventilateur.

Torrijos : palacio, albergue et ventilateur.

À suivre. Alain dit Bourguignon la Passion.

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