Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Alain Lequien dit Bourguignon La Passion

Nous nous levons de concert, mon compagnon de chambrée et moi sans trop parler. Alors que je m'apprête à partir, je vois qu'il s'est vêtu de façon un peu trop proprete pour quelqu'un qui doit marcher. Nous nous quittons après un Buen Camino et effectivement, je ne le reverrais pas. A l'évidence, il a choisi d'aller à Avila par l'autobus qui dessert les campagnes.  
Quant à  moi, je suis sorti tranquillement en traversant San Bartolome pour prendre la direction du petit village situé à  quatre kilomètres, El Herradon de Pinares. J'espèrais un bar ouvert car tout était fermé dans le village de départ. Rien, nada. 

Voilà un beau début, chemin escarpé.
Voilà un beau début, chemin escarpé.
Voilà un beau début, chemin escarpé.
Voilà un beau début, chemin escarpé.

Voilà un beau début, chemin escarpé.

Tout juste des vaches qui broutent dans le Rio, un pont romain et un camino agricole que je vais parcourir quelque temps au milieu de bovins qui ont envahi l'espace. Ils sont en pleine liberté, sans aucune surveillance. Très étonnant pour un urbain. 

Un petit village, beaucoup de richesses.
Un petit village, beaucoup de richesses.
Un petit village, beaucoup de richesses.
Un petit village, beaucoup de richesses.
Un petit village, beaucoup de richesses.

Un petit village, beaucoup de richesses.

Puis, d'un seul coup, une petite flèche jaune me rabat vers une montée raide pierreuse. Cela devient dur d'un seul coup d'autant que mister Sol a décidé de lancer ses premiers dards. C'est le début d'une longue montée qui va me faire jouer avec la route AV 503 qui se trouvait en surplomb. Cela va durer cinq kilomètres et me faire passer de mille mètres à mille trois cent seize mètres d'altitude, au Puerto del Boqueron. Avec un passage à un moment donné sous la route, dans une riviere. C'est en fait plus de trois cents mètres de dénivelé positif réalisé car il faut par moment passer dans des vallons créant une succession de montées et de descentes. Là encore, j'ai beaucoup aimé même si certains passages étaient éprouvants car cela me pousse à me battre contre moi-même. 

Cela monte et descend, tout cela pour arriver à  1 300 mètres d'altitude.
Cela monte et descend, tout cela pour arriver à  1 300 mètres d'altitude.
Cela monte et descend, tout cela pour arriver à  1 300 mètres d'altitude.
Cela monte et descend, tout cela pour arriver à  1 300 mètres d'altitude.
Cela monte et descend, tout cela pour arriver à  1 300 mètres d'altitude.

Cela monte et descend, tout cela pour arriver à 1 300 mètres d'altitude.

Il reste quatorze kilomètres à effectuer et ils vont être relativement faciles après les efforts faits, surtout jusqu'à Tomadizos de Avila. Avant, je passe devant le beau centre equestre d'Avila où des élèves sont sur des chevaux. 
Les derniers kilomètres sont pénibles car ces petits chemins et routes sont en plein soleil. Et, il est déjà quatorze heures soit midi au soleil. 
Me voilà arrivé à Avila la cité située à mille cent trente mètres d'altitude. Elle n'apparaît pas au premier abord une si grande ville que cela. Je vais en être surpris d'apprendre que sa population se stue au-dela de cinquante milles habitants. L'arrivée s'effectue au milieu d'immeubles neufs en grande partie innocupes. 

Le retour des cigognes comme sur la via de la Plata.
Le retour des cigognes comme sur la via de la Plata.

Le retour des cigognes comme sur la via de la Plata.

Je cherche la vieille ville qui m'intéresse et doit pour cela parcourir un long chemin pour y accéder. Il fait très chaud, plus de trente degrés, et mon eau est chaude. Aussi, je commence par me rafraîchir le gosier bien sec. Et puis, il faut résoudre le logement pour ce soir. La police locale va bien m'aider en m'indiquant patiemment le chemin permettant de me rendre a l'albergue municipale située près du Rio. Je me demandais pourquoi tant d'agents situés aux ronds-points. J'ai compris lorsque j'ai vu passer une course cycliste.   

Avila et ses murailles.
Avila et ses murailles.

Avila et ses murailles.

Mais là, désenchantement car si l'albergue existe bien, il faut appeler l'hospitalero par téléphone. Et par malchance, le numéro affiché n'est plus valable. Le message telephonique laissé est peut-être explicite pour un Espagnol mais incompréhensible pour un étranger. Pour résoudre ce problème, je dois me rendre à l'office du tourisme pour savoir où et à qui m'adresser. Un kilomètre de retour en arrière, cela vous dit. Par politesse, je ne répéterais pas ce que j'ai dit, vous le devinez aisément. 
Je décide de passer par la ville pour avoir un peu plus d'ombre. Je m'arrête dans un bar pour boire un nouveau coca car j'ai très soif. Et grande chance, sur les petites serviettes mises a disposition des consommateurs (ces fameuses petites boites cubiques vantant souvent une cerveza), j'apprends qu'il fait hôtel. Je m'attends au pire étant en centre-ville. Et bien non. A deux cent mètres d'un Parador,  la nuit est à vingt euros. C'est certes une chambre modeste et propre, mais je décide d'y rester deux nuits. D'autant que la Casa Felipe possède la wi-fi me permettant de mettre à jour mon blog. Sans oublier un poste de tv pour regarder la finale France-Portugal de l'Eurocoupe. Comme quoi, cela paraît la meilleure solution sans embêter personne.

Avila, sans être le luxe, un lit confortable.
Avila, sans être le luxe, un lit confortable.

Avila, sans être le luxe, un lit confortable.

J'y ai mangé le soir. Son menu à seize euros comportait notamment une soupe castillane épaisse avec pain, oeuf poché, jambon suivie de deux gros morceaux de saumon si bien que j'ai été bien rassasié. Je n'ai pas mangé ce midi, alors... 
Hormis l'hospitalier à qui je mets un carton orangé, je suis impressionné par la gentillesse et le professionnalisme des habitants de cette ville. Rien à voir avec Tolede. J'ai bien fait d'y passer une journée de repos. Il y a tant à voir. 
À suivre. Alain dit Bourguignon la Passion.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Jacques Boulestein 12/07/2016 23:04

Bonjour Alain,

Encore bravo pour ce nouveau cheminement et le courage qu'il te faut pour avaler tous ces kilomètres souvent sous le soleil. Tu as tous mes encouragements pour atteindre ton but.
Bien cordialement.