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Publié par Alain Lequien dit Bourguignon La Passion

Avila, voilà une cité qui sonne bien aux nombreux chrétiens qui font référence à Sainte Thérèse de Jésus dite aussi d'Avila, l'une des deux femmes déclarées docteur de l'Église catholique romaine. Co-patronne de l'Espagne avec l'apôtre Jacques le Majeur, ce qui prend tout son sens pour le jacquet que je suis se rendant à Santiago, cette réformatrice carmélite est reconnue comme sainte également par les Églises luthérienne et anglicane. Chose étrange,  et vous le savez, je suis sensible aux symboles, elle est décédée dans la nuit du 4 au 15 octobre 1582. C'était en effet la date choisie par la papauté pour changer de calendrier, à savoir passer du julien utilisé alors au calendrier grégorien actuel. Ironie de l'histoire !  

Couvent où sainte Thérèse vivait.
Couvent où sainte Thérèse vivait.

Couvent où sainte Thérèse vivait.

Un très beau musée lui est consacré sur l'endroit même où elle serait née (une polémique existe sur son lieu de naissance), et où elle vécut une grande partie de sa vie. On peut voir des reliques concernant celle qui est considérée comme la patronne des écrivains espagnols. Nouveau petit signe pour le modeste auteur que je suis.  
Si je semble insister sur cette religieuse du 17e siècle, c'est qu'elle dut lutter contre les foudres de l'Inquisition, le pouvoir autocrate de l'époque qui croyait détenir la vérité. Elle finira par être blanchie de ces accusation. Ses écrits, son action avaient tout simplement pour but de réformer un ordre carmélite qui partait à la dérive. Une femme battante avant l'heure. 

Sainte Thérèse : son écriture, l'église qui lui est consacrée.
Sainte Thérèse : son écriture, l'église qui lui est consacrée.

Sainte Thérèse : son écriture, l'église qui lui est consacrée.

Avila, au-dela de sa sainte, est une cité au passé prestigieux, inscrite au Patrimoine mondial de  l'Humanité de l'Unesco. Fondée au 11e siècle pour protéger l'Espagne contre les Maures après la Reconquista de Tolede, elle est aussi le lieu de sépulture de Torquemada, le triste sire grand inquisiteur. Ce qui frappe dans la vieille ville, c'est son austérité médiévale avec ses pierres grises, austérité bienveillante qui, personnellement, m'a touché.    
Tout d'abord cette muraille de trois mètres d'épaisseur formant un quadrilatère de plus de deux milles cinq cents mètres de longueur. L'accès à la cité se fait par six portes et trois portillons dont certaines possèdent des tours de vingt mètres de hauteur. Quatre-vingt-huit tours, deux mille cinq cents créneaux... ceux qui connaissent Lugo peuvent imaginer. 

Avila : Quelques vues de la muraille de 2 500 mètres de longueur.
Avila : Quelques vues de la muraille de 2 500 mètres de longueur.
Avila : Quelques vues de la muraille de 2 500 mètres de longueur.
Avila : Quelques vues de la muraille de 2 500 mètres de longueur.
Avila : Quelques vues de la muraille de 2 500 mètres de longueur.
Avila : Quelques vues de la muraille de 2 500 mètres de longueur.
Avila : Quelques vues de la muraille de 2 500 mètres de longueur.
Avila : Quelques vues de la muraille de 2 500 mètres de longueur.
Avila : Quelques vues de la muraille de 2 500 mètres de longueur.

Avila : Quelques vues de la muraille de 2 500 mètres de longueur.

Ensuite, la cathédrale gothique d'une grande force. Dommage selon moi qu'aient été ajoutées ses dorures dans le choeur. J'ai assisté à la messe dite par le recteur, messe effectuée avec une grande simplicité, avec un organiste de talent. On est loin des " grandes messes " de Séville,  Salamanque ou Tolede. J'ai pu m'entretenir avec le recteur à la sortie, celui-ci faisant l'effort de s'exprimer en français. Et, cela va vous faire sourire, on a échangé sur la finale de l'Eurocoupe de ce soir.
Autant vous dire, que si j'ai été déçu par le comportement touristique vécu à Tolede, autant j'ai adoré cette ville et ses habitants et commerçants très serviables et attentifs. Et pourtant, il y a de nombreux touristes dont beaucoup d'Asiatiques et d'italiens. Un plus à l'office du tourisme s'exprimant en français et aux conseils judicieux donnés. 

Avila : sa cathédrale.
Avila : sa cathédrale.
Avila : sa cathédrale.
Avila : sa cathédrale.
Avila : sa cathédrale.
Avila : sa cathédrale.
Avila : sa cathédrale.

Avila : sa cathédrale.

Ma journée de repos s'est bien déroulée entre repos (il fait trente-trois degrés dehors) et visites. L'hôtel choisi en plein centre à vingt euros la nuit fait face à la carence de l'albergue de peregrinos annoncé avec force. Porte fermée, téléphone annoncé erroné. Finalement, c'était peut-être un signe puisque j'ai dormi à l'hôtel plus de dix heures de suite. Il en avait besoin, le vieux voyageur solitaire.

Avila : la basilique San Vicente.
Avila : la basilique San Vicente.
Avila : la basilique San Vicente.
Avila : la basilique San Vicente.
Avila : la basilique San Vicente.

Avila : la basilique San Vicente.

Et puis, vous n'allez pas y échapper : cette finale de l'Eurocoupe de football. Un beau match avec des équipes engagées qui s'est soldé au profit de nos amis Portugais. Bravo car il y a eu du talent.
Il est l'heure de dormir. Demain, il faut remarcher vers Santiago. 
À suivre. Alain dit Bourguignon la Passion.

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