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Publié par Alain Lequien dit Bourguignon La Passion

Toujours le train-train habituel du lever et de la préparation au départ de cette nouvelle étape de vingt-trois kilomètres. Étape courte mais dont le profil laisse entrevoir deux belles montées tout en finissant en descente. C'est avec un peu de regret que je quitte Avila car je me sentais bien dans cette cité. 
Le sujet principal à la télévision, hormis la mort d'un jeune matador de vingt-neuf ans encorné par un taureau et les blessés de Pampelune à la suite du lâcher de taureaux en pleine ville, est la victoire du Portugal sur la France en football. Majoritairement, nos amis Espagnols pensent que la France aurait du gagner. Quant à moi, les deux équipes se valaient, et c'est la plus opportuniste qui a gagné. Bravo au parcours de l'équipe de France et à Didier Deschamps. Nous avons une équipe en devenir. Bravo à nos amis Portugais et à son capitaine Ronaldo pour leur première coupe.

La sortie d'Avila la belle.
La sortie d'Avila la belle.
La sortie d'Avila la belle.

La sortie d'Avila la belle.

Tout commence par une descente qui me fait traverser la vieille ville afin de rejoindre le pont sur le Rio. On nous fait passer sur l'ancien pont de style romain. Puis remontée par la route de Salamanque. Sur les hauteurs, on peut voir l'importance des murailles d'Avila.
Pendant six kilomètres, c'est une route asphaltee qui me mène à Narrillos de San Leonardo. On passe allégrement à mille deux cents mètres d'altitude que l'on atteint deux kilomètres plus loin. À la sortie du village, une nouvelle vision s'offre a moi en devenant un chemin de terre traversant un vrai paysage celtique accompagné de hautes herbes.  Deux VTT me doublent. Leurs propriétaires me lancent un Buen Camino bien sonore. Sympa d'entendre cela de bon matin. 

Sur le chemin,  changement de paysage.
Sur le chemin,  changement de paysage.
Sur le chemin,  changement de paysage.

Sur le chemin, changement de paysage.

Puis, petite route, de nouveau un chemin de terre où le marquage du Camino cohabite avec celui d'un circuit consacré à la sainte de la région, sainte Thérèse de Jésus dite aussi d'Avila. Grande descente vers Cardenosa. On revient à mille mètres d'altitude. Mes douze premiers kilomètres ont été effectués aisément. Comme quoi, cette journée de repos a été bénéfique.
Les autres chemins vont s'aligner : un chemin pierreux puis, en haut d'une côte, je retrouve le chemin damé classique traversant les cultures céréalieres. Un peu après midi, je suis arrivé à bon port dans le village situé à huit cents mètres d'altitude. J'appelle l'hospitaliere qui me rejoint un quart d'heure plus tard pour m'ouvrir la porte. 

Les chemins s'enchaînent, de celui des céréales aux sentiers plus chaotiques. Au milieu, le reste d'un ermitage.
Les chemins s'enchaînent, de celui des céréales aux sentiers plus chaotiques. Au milieu, le reste d'un ermitage.
Les chemins s'enchaînent, de celui des céréales aux sentiers plus chaotiques. Au milieu, le reste d'un ermitage.
Les chemins s'enchaînent, de celui des céréales aux sentiers plus chaotiques. Au milieu, le reste d'un ermitage.
Les chemins s'enchaînent, de celui des céréales aux sentiers plus chaotiques. Au milieu, le reste d'un ermitage.
Les chemins s'enchaînent, de celui des céréales aux sentiers plus chaotiques. Au milieu, le reste d'un ermitage.

Les chemins s'enchaînent, de celui des céréales aux sentiers plus chaotiques. Au milieu, le reste d'un ermitage.

En fait, deux marcheurs espagnols sont déjà présents, le père, Jose Manuel et sa fille, Raquel. Le gîte est moderne, comprenant quatre couchettes. La partie plus collective située à l'avant est occupée par un groupe de jeunes archéologues appartenant à un chantier de travail. 
Nos amis Espagnols sont en train d'effectuer ce fameux chemin spécifique de cent vingt kilomètres reliant Avila à Saint Alba de Tormes où elle est décédée, chemin dédié à Sainte Thérèse. Dans ce dernier lieu se trouvent des reliques de la sainte. Cette étape est commune avec celle du Camino Levante. Effet du hasard, ce village de moins de deux cents habitants revendique d'être le lieu de naissance de Thérèse, en lieu et place d'Avila. 

Gotarrendura : l'albergue.
Gotarrendura : l'albergue.
Gotarrendura : l'albergue.
Gotarrendura : l'albergue.

Gotarrendura : l'albergue.

Grace à mes compagnons espagnols, j'ai pu visiter le lieu supposé de sa maison natale qui est l'objet des fouilles du groupe des jeunes archéologues dont j'ai parlé auparavant. Au pied d'un pigeonnier très spécifique comme vous pouvez le voir sur la photo où j'apparais, furent trouvées des pièces datant des 16e, 17e siècles, c'est à dire de l'époque de Thérèse. En soi, ce n'est pas une preuve. Toutefois, dans ses écrits, Thérèse parle de ce pigeonnier très spécifique et de ce lieu lié à son enfance où elle s'occupait de ses pigeons. Il apparaît sans se tromper qu'elle y ait séjourné car son père, de petite noblesse, possédait cette propriété. De là à en faire son lieu de naissance ?
Comme vous le voyez, le Camino réserve des surprises étonnantes car je vais me pencher sur ses écrits. Jose Luis se révèle un homme charmant de soixante-dix ans ayant déjà effectué six fois, comme votre serviteur, le cheminement vers Santiago. Cela  rapproche au-dela de la langue. Quant à Raquel, educatrice d'enfants handicapés au Pays basque, nous avons une vision proche concernant la religion. Cela fait du bien de parler avec de vrais pèlerins de choses un peu moins terre à terre.  

Gotarrendura : hommage à sainte Thérèse de Jésus.
Gotarrendura : hommage à sainte Thérèse de Jésus.
Gotarrendura : hommage à sainte Thérèse de Jésus.

Gotarrendura : hommage à sainte Thérèse de Jésus.

Alors que nous prenions notre cena (repas du soir) au seul bar du village (il n'y a pas de mercado, d'épicerie), voilà que débarque une marcheuse allemande qui tout de suite nous annonce, comme ayant réalisé un challenge, avoir effectué quarante-trois kilomètres d'une seule traite. Une fana de la marche... Pas mon trip. Partie de Valencia dix jours après moi, elle m'a déjà rattrapé. Tant mieux pour elle. Au gîte, elle prendra la matelas restant dans la chambre pour dormir dans une pièce annexe. Pas très pèlerin tout cela...
À suivre. Alain dit Bourguignon la Passion.

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