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Publié par Alain Lequien dit Bourguignon La Passion

Après la soirée pleine d'entrain d'hier, le quotidien du cheminant reprend son cours normal fait de solitude et de réflexion. Comme s'il est parfois utile et nécessaire de se lâcher, de se relâcher pour mieux repartir. Ainsi, tout le monde se disperse rapidement vers son propre cheminement. Quant à votre serviteur, il est quasiment le dernier à partir avec Sebastian comme si j'avais conscience que le fait de se presser était inutile dans ma situation actuelle. 

Soleil du matin et albergue.
Soleil du matin et albergue.

Soleil du matin et albergue.

Marchant plus vite que les autres, c'est certainement dû à mon entraînement depuis plus de deux mois maintenant, après quelques kilomètres, je rattrape quelques uns partis devant. Puis, comme pris par mon élan, je les dépasse car ils traînent un peu. Arrivé à Monbuey, Sonia et moi-même attendons pour faire un break commun après neuf kilomètres de marche dans un bar à la terrasse sympa. Tous vont repartir sans trop tarder. Je vais y passer près de trois heures à tapoter et à mettre à jour mon blog. Il faut bien que je l'alimente de temps à autre pour vous informer de mon cheminement. Il y a les textes, bien sûr, mais aussi les photos à retailler pour qu'elles ne soient pas trop lourdes à l'affichage sur internet. 

Et toujours, le chemin. ..
Et toujours, le chemin. ..
Et toujours, le chemin. ..

Et toujours, le chemin. ..

En repartant, je ne peux manquer de visiter l'église typique de Monbuey (de l'extérieur hélas car close) classée monument national et vibrer devant ce magnifique Calvaire portant de nombreuses décorations taillées dans la pierre. Un vrai chef d'oeuvre.

Monbuey - les traces du passé.
Monbuey - les traces du passé.
Monbuey - les traces du passé.

Monbuey - les traces du passé.

Reprenant mon cheminement, j'apprécie fortement la petite route ombragée parallèle à la route à plus grande circulation. Mais, bien vite, je n'ai plus droit qu'à des chemins sans ombre pour me protéger des dards du soleil. Les villages s'enchaînent et l'eau contenue dans mon sac commence à devenir tiède. J'espère trouver un bar ouvert pour en recharger de la fraîche, mais à chaque village j'ai droit à la même réponse : le bar n'existe plus contrairement à ce qui est indiqué dans le guide.
On sent bien que ce qui faisait le lien social n'a pas résisté à la crise économique. C'est très dommage. Mais, il est vrai que nous ne sommes pas nombreux à passer sur ce chemin. 

Et toujours ... Le chemin à parcourir et découvrir.
Et toujours ... Le chemin à parcourir et découvrir.
Et toujours ... Le chemin à parcourir et découvrir.

Et toujours ... Le chemin à parcourir et découvrir.

Personnellement, même si cela coûte un peu plus cher, tout étant relatif du fait du niveau de vie espagnol, je fais l'effort limité à acheter mes provisions de bouche dans ces petites épiceries locales ou de consommer dans les bars. Un moyen de jouer le jeu à mon niveau de ce maintien important pour ces villages.
Peu à peu, je me rapproche d'Asturianos que j'atteins vers les seize heures. Mes compagnons de route sont déjà installés. Il n'y a que six lits, je devrais me contenter d'un matelas posé à terre. C'est alors que pendant que je me desalterais, Luis, un professeur d'éducation physique espagnol me laisse son lit sans rien me dire, s'installant sur le matelas qui m'était promis. Je veux refuser, mais notre hospitalero me dit que je ne peux pas refuser ce geste que " le pequenio " à fait en ma faveur. Plus tard, je  serais surpris que le pequenio à en fait cinquante ans. Je lui en donnais trente-cinq. Comme quoi, on se trompe parfois. 

Et tout le long, des images du passé.
Et tout le long, des images du passé.
Et tout le long, des images du passé.

Et tout le long, des images du passé.

Nous mangeons un repas pelegrino dans un bar, chez Carmen. Je vais déguster une sole. Pas celle plate que nous connaissons chez nous, mais en fait un poisson énorme qui dépasse la taille de l'assiette. Dommage qu'elle ne soit pas bien cuite. C'est la vie, et protester ne servirait pas à grand chose. Dans la vie courante, j'aurais sûrement râlé. Mais, ici... 
Encore une belle journée de passée. 

Pas à pas, nous y allons.

Pas à pas, nous y allons.

À suivre. Alain dit Bourguignon la Passion.

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