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Publié par Alain Lequien dit Bourguignon La Passion

Séte - Tombe de Georges Brassens.

Je me lève très tôt, 6h00, car j’ai fait une nuit complète après la journée éprouvante d’hier. Je ne sais pas encore où je vais m’arrêter car je n’ai rien trouvé sur Internet où dormir à Saint-Thibéry. A chaque chose en son temps, cela ne m’inquiète pas plus que cela.

Après un petit-déjeuner rapide à l’hôtel, mon premier acte est de me rendre sur la tombe de Georges Brassens, un poète que j’admire depuis très longtemps. Pour cela, je prends le bus jusqu’à la gare de Sète, puis un second pour me rendre au cimetière du Py (le cimetière des pauvres) et non, comme parfois on le dit, au Cimetière Marin.

J’y arrive à 8h00, à l’ouverture. C’est fléché : allée 4, section 9. C’est simple, sobre, sans fioritures à l’image du poète. Une dalle de granit gris moucheté, quatre plaques apparentes qui portent le nom de Simone Cazzani la sœur de Brassens et de son mari, de Püpchen, la compagne du poète et enfin celle de Georges Brassens. Et puis, des fleurs, quelques médaillons… sous un pin parasol planté il y a quelques années.

Séte. Tombe de Paul Valéry.

Je prends le temps de m’y recueillir et à penser à cet homme qui a bercé mon enfance. « Le temps aux plus belles choses se plaît à faire un affront et saura faner vos roses comme il a ridé mon front. »

Moment émouvant.

Je décide d’aller sur la tombe de Paul Valery, au Cimetière Marin où est enterré également Jean Vilar, le créateur du festival d’Avignon et le défenseur du théâtre populaire. Il faut monter brusquement une côte raide, mais la vue de la mer est d’une grande beauté même si comme c’est le cas, le ciel est ombrageux.

Le nom de Paul Valéry (1871-1945) figure au fronton du caveau de son aïeul, Giulio Grassi. On peut lire, presque effacé, l’extrait du poème qui changea le nom du cimetière Saint-Charles en Cimetière marin : « La mer, la mer, toujours recommencée / Ô récompense après une pensée / Qu’un long regard sur le calme des dieux ! »

Autre recueillement.

Séte - la poulpe soleil.

Redescente en ville car je dois continuer mon cheminement. En passant place Léon Blum, je découvre la statue de ce poulpe créé en 1987 par Pierre Nocca.  Il commémore la légende locale du poufre soleil.

Regardant la carte, je décide de passer par Marseillan plutôt que de revenir en arrière. Mais, le cheminement sur la bande de terre entre mer et lac étant peu agréable, surtout en plein soleil selon des autochtones, je prends le bus qui me mène à Marseillan-plage.   

Je parcours donc le chemin jusqu’à Saint-Thibéry par Florensac par de la route et une piste cyclable. Peu attrayant toute cette partie asphaltée.

La petite cité de Saint-Thibéry est décevante. Pourtant, elle est citée par Aimery Picaud comme une alternative à Saint-Guilhem-le-Désert pour rejoindre les Pyrénées. Quoi qu’il en soit, la tour Saint-Sauveur est très belle ainsi que la façade de l’abbatiale. Mais, là encore, pas moyen d’y entrer. A quoi sert le tracé de ce chemin du Piémont pour nous cheminant ou pèlerin si c’est pour trouver porte close ??? Un détour inintéressant s’appuyant de plus sur un accueil peu chaleureux des habitants. On a l’impression de déranger. Certainement à améliorer.  

Saint-Thibery - Abbatiale, tour Saint-Sauveur, Via Domitia.
Saint-Thibery - Abbatiale, tour Saint-Sauveur, Via Domitia.
Saint-Thibery - Abbatiale, tour Saint-Sauveur, Via Domitia.

Saint-Thibery - Abbatiale, tour Saint-Sauveur, Via Domitia.

Je ne traine pas en route. Je dois dire que ce fut galère, que le fléchage est approximatif si bien que c’est sans joie aucune, après une route épuisante de 36 km, que j’arrive à Villeneuve-les-Béziers où une chambre d’hôtel m’accueille. Rien pour les pèlerins.  

Heureusement que de cette étape caniculaire, il me reste comme grand souvenir mon recueillement sur la tombe de Georges Brassens.

A suivre. Bourguignon la passion.

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