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Publié par Alain Lequien dit Bourguignon La Passion

Tours : belle rencontre avec Françoise.
Belle rencontre avec Françoise.

Ouvrant les yeux, je découvre un message de Françoise, une responsable locale des L’Association des Amis de Saint Jacques. Elle me propose de passer boire un café car elle habite à quelques pas de mon accueil chez les sœurs bénédictines. Je lui réponds bien sur positivement car j’ai toujours beaucoup d’estime pour ces pèlerins, ou anciens pèlerins, qui consacrent une partie de leur temps à animer un groupe dont la finalité est d’être au service de ceux qui parcourent le Chemin. Ayant été moi-même hospitalier un temps, je mesure cet engagement de servir après avoir profité de leurs aides.

Dans la forêt.

Donc, après le petit-déjeuner servi en libre-service, j’entreprends de la rejoindre. L’accueil est sympathique et généreux. Nous allons ainsi papoter une bonne heure. Très gentiment, elle me propose de m’emmener au début du « vrai » chemin, à Saint-Avertin, pour m’éviter la sortie urbanisée de Tours. Cela tombe bien car, je dois l’avouer, je suis moyennement en forme. Peut-être la journée riche en émotion passée à Tours ?

Nous rejoignons donc le point de départ dans un petit chemin montant. Désormais, le chemin ne suit plus la Loire se dirigeant vers son embouchure. Cela se ressent fortement dans le paysage qui est très différent. C’est d’abord une succession de petites maisons de la banlieue de Tours, puis je rejoins la forêt de Larçay et le bois des Hâtes. Quelques joggeurs, des cyclistes et deux marcheurs. L’un d’eux s’entraine un peu, il part dans une semaine sur le Chemin.

Je passe maintenant à Veigné où je passe sur le Cher. Je m’arrête au camping pour manger une mauvaise pizza surgelée. Je vais m’en contenter. Il existe dans le bourg un gite accueillant les pèlerins, mais il est un peu tôt pour s’y arrêter d’autant que je n’ai pas parcouru la sortie de Tours.

Après une belle montée en forêt, à flanc de colline, je passe à proximité de Montbazon. Je ne fais pas le détour.

En forêt.

Direction Sorigny. Sur des chemins agricoles, je me trompe de chemin du fait d’un marquage interrogatif puisque je voyais au loin l’ancienne nationale 10. Je suis vanné malgré le peu de distance parcourue. Et, comme il faut faire 13 km pour rejoindre le prochain gite, je décide de m’arrêter.

Je contacte deux accueils pèlerins : aucun ne peut me recevoir. Passage à la mairie ultramoderne : le gite communal en prévision n’est toujours pas réalisé. Seule solution, me rabattre sur l’Auberge de la Mairie locale. Elle est fermée et ouvre à 16h00. J’attends devant un panaché au bar avant d’aller quelques courses au supermarché.

Je repasse devant l’auberge. Elle est ouverte. J’y prends la demi-pension pour une cinquantaine d’euros. C’est un peu cher, mais je n’ai pas trop le choix. Accueil mitigé, mais la cuisine est bonne.

Je vais profiter de ces quelques heures pour écrire. Si le corps est fatigué, ce n’est pas le cas de l’esprit. Et puis, faire le Chemin n’est pas une punition… Demain est un autre jour d’autant que la légende de Jeanne d’Arc à Ste Catherine de Fierbois m’interpelle déjà.

A suivre. Bourguignon la Passion.

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