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Publié par Alain Lequien dit Bourguignon La Passion

 

Réveil relativement tôt, j’ai bien dormi. Il me faut attendre pour accéder à la salle de petit-déjeuner.

C’est donc vers 8h00 que je prends la route vers Sainte-Maure de Touraine. Si je m’y arrête, cela fera 21 kilomètres. On verra sur place selon mon état. Hier, ce n’était pas bruyant.

Jusqu’à Sainte-Catherine-de-Fierbois, c’est une succession de chemins forestiers et de petites routes. Il est vrai que la création de la ligne à grande vitesse a modifié quelque peu le parcours. Je vais d’ailleurs la longer, et même voir l’un de ces trains à grande vitesse bien dans l’air du temps.

Alors que je chemine à « mon pas de sénateur », ce TGV roule à plus de trois cent kilomètres à l’heure. Il me faudrait marcher 75 heures pour effectuer ces 300 kilomètres.

Avant l'arrivée à Sainte-Catherine-de-Fierbois.Avant l'arrivée à Sainte-Catherine-de-Fierbois.
Avant l'arrivée à Sainte-Catherine-de-Fierbois.

Avant l'arrivée à Sainte-Catherine-de-Fierbois.

Sainte-Catherine-de-Fierbois : l'arrivée dans le village.
Arrivée dans le village.

C’est maintenant l’arrivée à Sainte-Catherine et à l’église abritant la légende de Jeanne d’Arc. Enfin, légende, c’est discutable ? Voici les faits contés.

En 1429, un groupe de cavaliers arrivait à Fierbois. Les habitants furent surpris d’y voir la présence d'une jeune fille se prénommant  Jeanne. Avec son escorte de six hommes, elle se rendait à Chinon pour retrouver le Dauphin de France. A peine descendue de cheval, elle se précipita vers la chapelle où étaient conservées des reliques de sainte Catherine d'Alexandrie. Puis, la petite troupe passa la nuit dans l'hospice qui hébergé les pèlerins se rendant soit à Tours, soit sur le chemin de Compostelle.

Quelques semaines plus tard, après avoir convaincu le Dauphin de sa mission, Jeanne envoya un armurier de Tours à Fierbois pour prendre l'épée ornée de cinq croix qui se trouvait, disait-elle, enfouie dans la terre derrière l’autel de la chapelle dédiée à Sainte-Catherine. Il la ramena et Jeanne la porta tout au long de sa fulgurante épopée de Jeanne. Cette arme « qui ne versa jamais de sang », était plus un symbole qu'une arme : elle montrait le chemin.

Au cours de son procès, les juges insisteront la questionneront sur sa provenance et pour savoir ce qu'elle était devenue. Elle répondit selon les minutes de son procès : « J'avais su par mes voix où elle était… Aussitôt qu'elle fut trouvée, les gens d'église la frottèrent et, sur le champ, la rouille qui la recouvrait tomba sans effort. » - « Cela ne concerne pas le procès et je ne répondrai pas là-dessus »…

Alors légende ? Part de vérité ??? Le mystère demeure.

Sainte-Catherine-de-Fierbois : légende ? de Jeanne d'Arc.
Sainte-Catherine-de-Fierbois : légende ? de Jeanne d'Arc.
Sainte-Catherine-de-Fierbois : légende ? de Jeanne d'Arc.
Sainte-Catherine-de-Fierbois : légende ? de Jeanne d'Arc.

Sainte-Catherine-de-Fierbois : légende ? de Jeanne d'Arc.

Sainte-Maure-de-Touraine : ancien couvent Saint-Mesmin.
Ancien couvent Saint-Mesmin.

Au cours de son procès, les juges insisteront la questionneront sur sa provenance et pour savoir ce qu'elle était devenue. Elle répondit selon les minutes de son procès : « J'avais su par mes voix où elle était… Aussitôt qu'elle fut trouvée, les gens d'église la frottèrent et, sur le champ, la rouille qui la recouvrait tomba sans effort. » - « Cela ne concerne pas le procès et je ne répondrai pas là-dessus »…

Alors légende ? Part de vérité ??? Le mystère demeure.

J’entreprends les huit derniers kilomètres qui vont me mener à Sainte-Maure-de-Touraine. La ville, dit-on, est bâtie en amphithéâtre sur un promontoire. Je n’ai pas cette impression en arrivant.

Il est 13h30 lorsque j’arrive, et j’ai faim. Je vais prendre un repas complet et copieux sur la terrasse intérieure de l’Inattendu, où déjeunent de nombreux locaux. Forcément, une bonne maison ! Je suis très bien servi. J’en profite pour déguster le fromage de chèvre local, présenté sous forme de bûchette traversée par une paille de seigle, recouvert d’une croûte bleutée. Excellent ! Pour le déguster, un des clients de la table d’à côté se lève et vient me servir un verre de vin de la région en me disant : « cela se mange avec un peu de vin ».  

Au moment de payer – 13,50 euros -, la restauratrice m’offrira gracieusement le café.  Il faut savoir accepter. Je crois qu’on aime bien les pèlerins.

Sainte-Maure-de-Touraine : église, crypte (photo OT), église Saint-Mesmin.
Sainte-Maure-de-Touraine : église, crypte (photo OT), église Saint-Mesmin.
Sainte-Maure-de-Touraine : église, crypte (photo OT), église Saint-Mesmin.
Sainte-Maure-de-Touraine : église, crypte (photo OT), église Saint-Mesmin.

Sainte-Maure-de-Touraine : église, crypte (photo OT), église Saint-Mesmin.

Sainte-Maure-de-Touraine : étrange calvaire.

Dois-je ou non rester ici ? Comme je suis en forme, je décide de continuer et contacte un accueil situé neuf kilomètres plus loin. «  Pas de problème, on aura le plaisir de vous accueillir dans notre maison » est la réponse. Je reprends donc me sac et traverse Sainte-Maure.

J’aurais voulu visiter la crypte se trouvant sous l’église Saint-Blaise reconstruite en XIXe siècle pour remplacer celle datant du XIIe siècle. Hélas, cela ne put se faire. Selon les écrits (photo de l’office du tourisme), se présentant comme une nef de huit mètres sur quatre, elle est voutée en berceau plein cintre et fut prolongée par une abside créée lors de l’époque gothique. Elle est consacrée à Notre-Dame-des-Sept-Douleurs depuis le 16 septembre 1900. Reste des mystères. Qu’elle était sa destination ? Avait-elle un lien avec le château situé non loin de là ?…

Sainte-Maure-de-Touraine : dolmen Pierre Fondue ou Bommiers.
Dolmen Pierre Fondue ou Bommiers.

Un peu plus loin, je découvre un peu par hasard l’ancien prieuré Saint-Mesmin et sa chapelle. Celle-ci construite vers 1050 fut détruite partiellement en 1542 lors de la construction de l’enceinte de la ville. Elle reste de nos jours l’un des derniers bâtiments datant du XIe siècle conservé en l’état grâce à la préservation de sa couverture. En 1789, elle fut confisquée et vendue comme bien national. Elle est aujourd’hui une propriété privée.

Sortant de la cité, je me dirige vers mon lieu de repos. En passant, un étrange calvaire entouré d’un cercle de pierres. Pourquoi ?

Un peu plus loin, je découvre au milieu d’un champ un dolmen de dimension modeste derrière une ferme.  Il est composé de quatre supports tous fortement inclinés vers l’intérieur, vraisemblablement à cause des fouilles qui ont eu lieu autrefois à l’intérieur de la chambre, et d’une grande table qui déborde largement vers l’arrière. Cette table se trouve en porte à faux par rapport au reste du dolmen.

Draché : Pierre perçée ou des Arabes.
Draché : Pierre perçée ou des Arabes.

Plus loin, une pancarte m’indique qu’il s’agit du dolmen des Bommiers, mais pour les chercheurs, il porte un second nom, celui de Pierre fondue ?

Avant d’arriver à mon accueil, j’aperçois au loin une imposante pierre au milieu d’un champ. Ce menhir de quatre mètres de hauteur est un monolithe en pierre ayant la particularité de posséder en son centre une ouverture ovale de 25 centimètres sur 20. D’où son nom de Pierre percée. Autrefois dit-on, les garçons et les filles venaient échanger des fleurs signe de serment. On lui prêtait bien des pouvoirs. La tradition prétend qu’une bataille eut lieu ici en 732 d’où l’autre nom donné au menhir, la Pierre des Arabes.

Après cette journée riche, j’arrive aux Erables chez mes hôtes du soir, Sophie et Philippe. Ils possèdent une grande propriété qu’ils ont bien aménagée depuis plusieurs années, créant aussi un gite. Il est vrai que l’aménagement est le métier de Philippe, mais ce qui est important, c’est que l’on s’y sent bien. Mon hôtesse est très attentive.

Draché : acceuil de Sophie et Frédéric. Draché : acceuil de Sophie et Frédéric.
Draché : acceuil de Sophie et Frédéric.

Draché : acceuil de Sophie et Frédéric.

Je vais dormir dans une chambre-bureau de la maison principale, comme si de fait, j’étais à la maison. Diner copieux, bien arrosé et belles conversations avec mes accueillants généreux.   

Quelle journée riche !

A suivre. Bourguignon la Passion.

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