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Publié par Alain Lequien dit Bourguignon La Passion

Blois : devant l'entrée du château.
Blois : devant l'entrée du château.

Bien dormi, réveil tôt et pas de quoi déjeuner. Comme je n’ai pas mangé hier soir (j’avais bien mangé le midi et hier, c’était dimanche – alors les courses…), j’ai un peu la dalle comme on le dit populairement. Cela ne m’empêche pas d’être de bonne humeur – j’ai de la réserve…

Avant de quitter Blois, il me faut au moins visiter les lieux emblématiques. En fait, je ne suis pas fana des visites de châteaux, à m’émerveiller devant la richesse de ces lieux où vivaient des aristocrates dominateurs de leur peuple. C’était, il est vrai, un autre temps. En fait, je ne veux pas me comporter en touriste, allant d’un objet de désir à un autre objet de désir, dans l’accumulation et la consommation de biens culturels. Sauf bien sûr, lorsque j’écris sur un sujet défini. Alors, je me comporte modestement comme un historien dont la vocation est de transmettre.

Bref, pas de visite de château ce qui n’empêche pas d’en admirer l’extérieur comme celui de Blois, une véritable forteresse. Cette ville royale devint même capitale du royaume de France en 1498 lorsque le comte de Blois, Louis d'Orléans, devient roi de France sous le nom de Louis XII, succédant à Charles VIII. François 1er y résida avant de transférer la capitale à Paris. Les historiens ne sont pas tous d’accord sur les dates... alors, je reste circonspect. Ce qui est certain par contre, c’est que le Parlement y siégea, et que le duc Henri de Guise y fut assassiné en 1588 sur les ordres d’Henri III. Allez, arrêtons de conter l’histoire de cette cité.

Blois : le château, l'église Saint-Nicolas, l'abbaye Saint-Laurent...
Blois : le château, l'église Saint-Nicolas, l'abbaye Saint-Laurent...
Blois : le château, l'église Saint-Nicolas, l'abbaye Saint-Laurent...
Blois : le château, l'église Saint-Nicolas, l'abbaye Saint-Laurent...
Blois : le château, l'église Saint-Nicolas, l'abbaye Saint-Laurent...
Blois : le château, l'église Saint-Nicolas, l'abbaye Saint-Laurent...

Blois : le château, l'église Saint-Nicolas, l'abbaye Saint-Laurent...

Blois : le pont Jacques-Gabriel.
Blois : le pont Jacques-Gabriel.

Les cafés commencent à ouvrir mais je préfère attendre un peu. Je me dirige vers l’abbaye Saint-Laurent et l’église Saint-Nicolas.  Anciennement, cette église était une abbatiale dénommée Saint-Laumer du nom d’un saint dont les reliques furent ramenées par des moines bénédictins fuyant l’invasion des Normands. Hélas, à cette heure matinale, l’église est encore fermée.   

Je traverse le pont car désormais mon cheminement va se dérouler sur la rive gauche de la Loire. Je m’arrête dans une brasserie pour petit-déjeuner, puis fait quelques courses de bouche dans une petite épicerie du coin avant d’entreprendre le chemin du jour qui doit me mener à Chaumont-sur-Loire.

Le parcours se déroule en grande partie sur une piste cyclable et sur quelques petites routes peu fréquentées. Un moment, par manque de balisage, je décide de rejoindre les bords de Loire qui vont immanquablement me ramener à Candé-sur-Beuvron et son pont romain. Je profite d’ailleurs de ce détour pour me tremper les pieds dans le fleuve lors d’un arrêt casse-croute, tout en regardant des pécheurs sur une barque.

De Blois à Candé-sur-Beuvron.
De Blois à Candé-sur-Beuvron.
De Blois à Candé-sur-Beuvron.
De Blois à Candé-sur-Beuvron.

De Blois à Candé-sur-Beuvron.

Candé-sur-Beuvron : pont romain.
Candé-sur-Beuvron : pont romain.

Après Candé, plutôt que de suivre la piste cyclable, j’entreprends de suivre le chemin proposé par le guide Lepere que j’utilise. Après une bonne montée sur une route, je suis des chemins forestiers et agricoles. Si cela m’évite l’asphalte peu souple que j’ai suivi ce jour, ce ne fut pas le meilleur choix à cause de marquages blanc et rouge contradictoires. Encore une fois, le GPS de mon téléphone me fut utile… J’ai fait quelques kilomètres de trop. Décidément…

J’arrive enfin à Chaumont-sur-Loire et son fameux château que je ne vais pas visiter. Je fais un arrêt-buffet pour manger un sandwich sous la tonnelle d’une petite sandwicherie. L’endroit, comme ses propriétaires, est sympa et sans manières. Une famille de touristes est surprise de me voir en ce lieu. Et, comme d’habitude, j’échange sur le Chemin de Compostelle. J’aurais même droit à une bière gratuite…

J’aimerais bien m’arrêter ici, ayant effectué près de 25 kilomètres. Mais, du fait de la fréquentation touristique, je ne trouve pas de lieux d’accueil disponibles compatibles avec mon budget. La seule possibilité est une chambre d’hôtes à 65 euros. C’est cher, mais parfois il faut faire un effort. Contacté, la personne m’indique qu’elle peut me recevoir sous condition de payer… en espèces. Je n’ai pas la somme sur moi, et pas de distributeur d’argent à Chaumont. Je n’ai pas d’autre choix que d’aller plus loin. Je parcours donc plusieurs kilomètres, et comme j’en ai un peu marre sous ce soleil épuisant, en passant à Mosmes, je lève le doigt un peu instinctivement. Amboise est encore à une bonne dizaine de kilomètres.

Anne et André.

La troisième voiture qui passe s’arrête. Ce sont des parisiens en balade possédant une maison de campagne dans le coin. J’explique que je cherche un distributeur bancaire. Ils me confirment que rien n’est possible avant Amboise. En chemin, j’explique brièvement mon histoire et surtout que je suis sur le Chemin de Compostelle. Ils me proposent gentiment de m’accueillir pour la nuit et de me ramener sur le Chemin le lendemain matin. J’accepte avec joie cette proposition. C’est ainsi que je vais me retrouver chez Anne et son père André.

Chez Anne et André.Chez Anne et André.

Chez Anne et André.

Ce fut une belle soirée où les échanges vont être fructueux autour des cheminements vers Compostelle qu’ils ne connaissaient pas. L’occasion de manger un barbecue et de dormir dans le grenier. Une belle expérience humaine.

A suivre. Bourguignon la Passion.

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