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Publié par Alain Lequien dit Bourguignon La Passion

Lever vers 7h00 pour prendre la direction de Mirambeau situé à une trentaine de kilomètres. Après la douche du matin, nous prenons notre petit-déjeuner. Mireille, mon hospitalière me donne quelques provisions de bouche pour le chemin. Elle m’accompagne en voiture près de l’Hôpital des Pèlerins à la richesse que j’ai déjà décrite. Je passe devant le gite communal de pèlerins. Le silence règne.

Le chemin va suivre plus ou moins la route départementale. Un peu de macadam, puis de petites routes ou chemins. Il fait déjà chaud lorsque j’arrive près de Saint-Genis-de-Saintonge. Je fais le détour dans le village. J’ai un besoin urgent qui m’amène dans un bar où je prends un grand café.

Il fait toujours aussi chaud, mais bon, j’ai envie de café. Déjà un peu plus de dix kilomètres parcourus. C’est calme, monotone. Dans un petit bois, j’ai travaillé à noter quelques réflexions sur un ouvrage symbolique que j’ai le projet d’écrire. Il sortira l’an prochain si… je trouve un éditeur. Le lien entre mon cheminement vers Compostelle et celui plus intellectuel que je vis le reste de l’année. Je ne vous ennuie pas avec cela. Sachez que cela m’arrive souvent m’obligeant parfois à laisser partir mes compagnons de voyage pour rechercher la solitude.

Je reprends la route pour finalement arriver aux ruines l’ancienne abbaye bénédictine de la Tenaille édifiée en 1125 par l’ordre templier du Bienheureux Giraud de Sales. Elle aurait conservé dans son trésor un clou de la Sainte Croix que les pèlerins en marche vers Compostelle venaient adorer. Légende ? Tout près, le château de la Tenaille, propriété d’un Américain est en très mauvais état. Depuis la grille, on peut l’entrapercevoir ouvert à tout vent.

Je continue mon chemin en traversant des champs de maïs. Le marquage du chemin n’est pas génial. Si bien que je suis obligé de revenir en arrière. Le soleil tape fort. Je manque d’eau. Je reprends la route départementale que je suis un petit moment.

À l’entrée de Mirambeau, un café ouvert avec une terrasse pleine à craquer de personnes finissant de manger. Il ne reste qu’une petite table, je m’installe. Déjà 30 km au compteur, j’ai fait du chemin en plus : le marquage. Au bout de plusieurs minutes, une serveuse débordée vient me voir : « C’est pour manger ? Il n’y a plus grand-chose. » Je la rassure, je veux juste boire un verre et de l’eau dans ma bouteille. Cela semble la rassurer. « Je vous apporte cela. Pour remplir la bouteille, allez au comptoir. » Ouah ! Bon, je le fais. J’entame la conversation avec le couple et un ado de la table d’à côté. Les éternelles questions…

On finit par s’y faire. Mon discours comme celui de mes compagnons de voyage est bien rôdé. Ils partent en réglant ma consommation, je le saurais lorsque je voudrais la régler. Geste généreux, sans artifice.

L’orage s’annonce. Je dois rejoindre le gite de Mme Maillot à Boisredon, à sept kilomètres de Mirambeau. C’est une ferme écologique située en dehors du chemin. Lorsqu’elle me rappelle pour savoir où je suis, et que l’orage gronde, elle me propose de venir me chercher à l’église Saint-Martin du Petit Niort, un village à deux kilomètres.

J’accepte sinon je vais arriver trempé, car les grosses gouttes commencent à tomber. Une demi-heure plus tard, je peux m’assoir sur un banc près de l’église. Comme mon hôtesse n’est pas là, j’en profite pour la visiter. C’est l'église d'un ancien prieuré dépendant de l’abbaye de Savigny. D'origine romane, elle fut remaniée à plusieurs reprises.

Elle est d’une grande simplicité. Sur un pilier, des coquilles Saint-Jacques rappellent la situation du Petit-Niort sur le chemin de Compostelle. Lorsque je sors, il pleut. Quelques minutes plus tard, mon hospitalière arrive.

Je fais connaissance de son époux. Ils habitent dans une ferme rénovée entourée de huit hectares de terrain dévolus aux ânes, moutons, chèvres, poules. Tout est fait pour respecter la nature.

Mes hôtes sont très accueillants, nous avons de longues discussions sur l’écologie, les abeilles, les animaux… c’est très reposant. Et puis, un très bon diner.

Fatigué de la journée, je me couche vers 21h00. L’orage continue son effet. Bah ! On verra bien demain.

À suivre. Bourguignon la Passion.

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