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Publié par Alain Lequien dit Bourguignon La Passion

Après un petit-déjeuner bien consistant, c’est l’heure du départ. Un grand chapeau à nos hôtes pour leurs qualités humaines. Comme convenu, Christian nous amène à Margaux en voiture. Le temps est très humide. Finalement, après bien des détours, la pluie tombant, il nous laisse sur un petit chemin à la sortie d’Arsac. Nous allons réaliser une étape de 26 kilomètres au lieu des 39 kilomètres affichés. Un gain appréciable en temps et en fatigue. Mon compagnon n’ira pas jusqu’à Bordeaux ayant réservé sa place au gite communal du Bouscat. J’ai un peu honte d’avoir oublié son prénom. Ah : L’âge ! Quant à moi, je vais loger à la Maison du Pèlerin. Association Bordeaux Compostelle, de la rue des Argentiers.

J’y apprendrais que nous avons bien fait d’accepter l’offre de Christian. Entre Lamarque et Margaux, il y a des marais… et des moustiques. Plusieurs pèlerins sont arrivés bien piqués.  

Nous entamons notre parcours sur des chemins sablonneux. Au début, le fléchage est correct. Puis, ce ne fut pas le cas nous obligeant à faire un retour en arrière. Pourtant, on est deux…

Traversée du Pian-Médoc et de Blanquefort où nous mangeons un morceau dans une crêperie sous les yeux médusés d’enfants curieux. Nous sommes maintenant dans la grande banlieue bordelaise. Il faut marcher sur des trottoirs, la circulation s’intensifie. Et les gaz d’échappement…

Au Bouscat, comme nous sommes en avance et que le gite n'est pas ouvert, nous allons boire une bonne bière comme pot de l’amitié. Puis, je me rends seul à Bordeaux. Une ville que je connais bien même si elle a bien changé. J’habitais alors à Saint-Jean d’Illac dans les années 70’ c’est-à-dire au siècle dernier. Du temps de Chaban ! Un bail ! 

J’ai un peu de mal à trouver la Maison du Pèlerin située pourtant non loin de la rue Sainte-Catherine. Je la trouve enfin à l’angle de la rue de la Coquille bien nommée. Les hospitaliers m’accueillent avec un grand sourire, il n’y a pas grand monde.

C’est moderne, les lits superposés sont dans des box, chacun ayant son armoire lui permettant de ranger ses affaires. Ni le petit-déjeuner ni le repas du soir n’étant prévu, nous décidons d’un commun accord de faire les courses dans le magasin d’en face et de partager le repas du soir en commun avec les deux hospitalières. Je vais y rester deux nuits afin de prendre une journée de repos, et regarder avec un autre oeil, pas celui du touriste, mais du pèlerin les richesses religieuses de la ville. Et puis aussi de me questionner sur la suite du parcours. En effet, je suis fatigué et ma famille me manque.

Je prendrai ma décision demain. Je me couche vers 21h00.

À suivre. Bourguignon la Passion.

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