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Publié par Alain Lequien dit Bourguignon La Passion

Lorsque nous nous levons, tout le monde est déjà parti. Douche, départ sur le chemin après avoir pris un petit-déjeuner dans un bar. Si on était en ville par des quartiers modernes, la sortie est très différente avec une zone industrielle quasiment abandonnée. Tout commence par de l’asphalte, donc rien de mirobolant.

Notre sourire du jour avant Malaposta (au sixième kilomètre) sera notre rencontre avec Zaza de Nevers. Alors qu’elle sortait d’une maison où elle avait donné à manger au chat, cette brave dame nous a proposé de boire un café dans sa cuisine. Ce que nous avons accepté bien entendu. Il faut savoir répondre positivement aux personnes qui nous font ce don sans arrière-pensée. Elle a vécu de nombreuses années à Nevers où son mari était ouvrier. Elle nous conta sa vie là-bas, et le comportement un peu raciste de sa voisine. Un bon moment chaleureux autour d’un café et de gâteaux.

Nous la quittons pour une grande montée qui nous ramène le long de la route nationale. C’est ensuite la rua da Estrada Romana, une ancienne voie romaine pavée dont la dernière partie est maintenant recouverte de macadam.  Après Ferradal et Lourosa, nous rejoignons de nouveau la route à grande circulation.

Mozelos, Argoncilhe, les villages s’enchainent. En passant, Frédéric découvre une maison où cohabitent les drapeaux français et portugais. Ce fan portugais déçu de l’élimination de son pays par l’Uruguay (2-1) en huitième de finale, affiche désormais clairement sa préférence pour notre pays. Merci !

C’est l’arrivée à Nogueira da Regedoura, et surtout à Grijó où lors de mon dernier voyage j’avais dormi. Nous avons parcouru 19 kilomètres. C’est ici que se trouve l’ancien monastère du Saint-Sauveur (San Salvador) qui fut fondé en 922 par les chanoines réguliers de saint Augustin.  

Classé Monument national, il n’en reste comme vestiges que la tombe de  Rodrigo Sanches, fils illégitime du roi Sanche 1er, le cloître et la fontaine de l'aqueduc. Il a subi au fil du temps de nombreuses modifications. Sa façade est modeste, composée d'un porche à trois arcs en plein cintre sur des pilastres, surmontée de niches contenant des sculptures de saint Pierre et Paul.

Nous continuons notre route en longeant les murs de cette abbaye, puis quelques kilomètres plus loin, arrivons à Perosinho. En sortie de village, nous avons une longue montée sur une voie romaine comportant de nombreuses grosses pierres. Nous allons faire des pauses, car la chaleur est intense.

C’est maintenant la descente et l’arrivée à Laborim, puis à Vila Nova de Gaia séparée de Porto par le Douro, et reliée par le pont Dom-Luís, un pont métallique de type Eiffel.

Il ne reste que quelques kilomètres, aussi plutôt que de faire de la ville, nous décidons de prendre le bus qui nous amène à Porto. Nous avons déjà 29 kilomètres dans les jambes. Il y a parfois des kilomètres qui ne présentent aucun intérêt, sinon de peser lourd pour la continuité de notre cheminement.  

Nous ne souhaitions pas aller à l’albergue municipale, bien qu’après ce que nous avons vécu en ville, cela aurait peut-être été mieux. Mais bon, c’est ainsi ! Nous allons dormir à la Guest House Porto Clerigus située rue Galeria de Paris. Située en centre-ville, c’est bruyant une grande partie de la nuit. Je ne la recommande pas. Un grand regret à ne pas recommencer.    

À suivre.

Alain et Frédéric

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