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Publié par Alain Lequien dit Bourguignon La Passion

Il a fallu se lever tôt ce matin, non pas pour prendre la route comme la majorité des marcheurs de l’albergue, mais pour prendre le bateau-taxi qui va nous faire traverser le Rio Minho pour rejoindre l’Espagne. Tout est fermé à cette heure-là. Ce matin, le garçon est bougon. Pour quelles raisons ? Bref, je me sens un peu seul. Quand on voyage en groupe, ce qui est rarement mon cas, on ne comprend pas toujours celui (ou celle) qui nous accompagne. Peu enclin au conflit, je préfère prendre du recul, et me renfermer dans ma coquille… Saint-Jacques bien sûr !

Le temps est frisquet, venteux même. Nous devons attendre qu’un premier groupe, constitué des Italiennes et d’un couple effectue le passage. Le nôtre avec un couple de vacanciers doit attendre une demi-heure.

Voilà, maintenant l’embarquement. Le passage va se dérouler au milieu du brouillard à couper au couteau (voir la vidéo ci-dessous). Bon, cela ne dure pas longtemps, quelques minutes, mais c’est ainsi impressionnant.

Arrivée à A Guarda (Espagne).
Arrivée à A Guarda (Espagne).

Arrivée à A Guarda (Espagne).

Nous voici prendre pied en Espagne, à A Guarda en Galice où se situe Saint-Jacques de Compostelle.  Le parcours jacquaire commence par un détour avec une montée raide par le parc du château de Santa Cruz. Nous préférons suivre la route qui monte moins raide et qui nous mène à Fedoranto. Nous y petit-déjeunons et retrouvons à cette occasion nos Italiennes. Contact rapide, car on ne sent pas qu’elles recherchent vraiment le contact. C’est la vie ! L’ambiance avec le fiston est plus détendue depuis le passage en bateau.

Notre parcours nous mène à Lamos, Portecelo, Lagoellas, Campo do Viso… jusqu’à  Oia, soit une douzaine de kilomètres. Dans ce petit village très touristique, on y trouve le monastère de Santa Maria la Real. Monument national, il s’est déroulé à notre passage une fête médiévale. Même si j’aime cette période, nous ne nous y arrêtons pas.

Le long de l'Océan Atlantique.
Le long de l'Océan Atlantique.
Le long de l'Océan Atlantique.
Le long de l'Océan Atlantique.

Le long de l'Océan Atlantique.

Nous continuons par des chemins le long de la mer. Nous allons même nous trouver dans un cul-de-sac nous obligeant à remonter sur la route. C’est raide, épique, j’ai les jambes griffées par les ronces, et donc, à ne pas à faire par des pèlerins sérieux. Nous suivons la voie piétonne de la route PO 552,

Nous arrivons à Mougás sans nous arrêter au gite communal se trouvant à la fin du village. Nous avons envie, après la fréquentation des gites pleins, à plus de calme même si l’on doit couter quelques euros de plus.  

Notre soirée, nous la passerons au Camping Mougas y Albergue Solidario, situé à la carretera d’As Mariñas-Mougás. Nous descendons à la plage, et pas moyen de nous y baigner. Nous remontons à la piscine qui est d’ailleurs aussi utilisée par les locaux. Nous nous y baignons.

De retour dans notre chambre à quatre lits, nous apprenons que nous aurons à la partager avec un couple de jeunes Italiens qui arriveront tard dans la soirée. C’est la loi du genre, le partage sur le Camino (nom espagnol du caminho portugais).  Ces derniers rejoignent un groupe présent, venus d’Italie pour se rendre à Santiago rendre hommage à Marie Salomé.

Au Camping Mougas y Albergue Solidario, situé à la carretera d’As Mariñas-Mougás.
Au Camping Mougas y Albergue Solidario, situé à la carretera d’As Mariñas-Mougás.
Au Camping Mougas y Albergue Solidario, situé à la carretera d’As Mariñas-Mougás.

Au Camping Mougas y Albergue Solidario, situé à la carretera d’As Mariñas-Mougás.

Cette sainte fait partie des trois Maries qui ont débarquées aux Saintes-Maries-de-la-Mer, en Camargue (voir mes passages sur ce blog). Marie Salomé est reconnue comme étant la mère de deux grands apôtres, Jean l’évangéliste et Jacques le Majeur, notre saint Jacques. Bien que m’étant rendu à plusieurs reprises à Santiago, ce sera ma huitième fois bientôt, je découvre qu’une église lui est dédiée. Comme quoi, le Chemin apprend constamment… J’irais en arrivant.

Le soir, nous déjeunons avec ces trois Italiens.   

À suivre.

Alain et Frédéric

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