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Publié par Alain Lequien dit Bourguignon La Passion

Nous quittons Arneiro das Milhariças à la fraiche tout d’abord par une descente sur une petite route avant d’entreprendre une longue montée sur un chemin de terre qui nous conduit sur une colline. Nous passons près d’anciens moulins avant d’arriver au hameau de Chã de Cima aux rues tortueuses. Après Amiais de Baixo, nous arrivons à Monsanto après neuf kilomètres de marche. Nous y faisons une pause-café dans un café moderne. Étonnant de le voir à cet endroit-là, assez éloigné des grandes routes. À admirer, les fameux azuléjos dont on voit ici une représentation sur cette stèle représentant une mère et son enfant et cette mention À Maé, à ma mère. Nous pensons que c'est peut-être un hommage d'un habitant à sa mère ?

L’origine des azuléjos date du roi Manuel 1er qui, ébloui par les céramiques hispano-mauresques de Séville, fit développer cette technique au Portugal. Contrairement à l’Islam, elles représentent des personnages, des scènes sur parfois de grandes superficies.

Reprenant la route, nous arrivons au village de Covão do Feto. Sa traversée se termine par une longue montée sur le macadam. Le soleil est déjà très présent. Coupant une route, nous entamons la montée par un sentier assez raide. Frédéric est à l’aide et caracole devant. L'ancien un peu moins. Je m’arrête souvent pour reprendre mon souffle, et pour boire un peu d'eau.

C'est ainsi que l'on va franchir ces deux cents mètres de dénivelé au milieu de roches, arbustes et ruines de bâtiments anciens. Enfin, c'est le sommet bienvenu ou mon fils m'attend. En contrebas, nous pouvons apercevoir plusieurs villages, dont Minde, notre destination du soir. Il n'est que 13h00. Il est temps de s'arrêter, je n'ai aucune envie d'aller plus loin.  

Nous entamons une descente assez raide qui nous amène à Minde. Nous recherchons un endroit pour dormir. Dans un café tenu par des Anglais, ceux-ci nous proposent une chambre qu'ils louent non loin de là. Mais, c’est trop onéreux pour notre bourse. Nous sommes déjà en dépassement sur mes prévisions. C’est l’occasion de discuter avec un couple portugais revenu prendre leur retraite au pays après une carrière professionnelle en France. Ils nous conseillent d’aller dormir chez les Bombeiros qui sont très accueillants. Nous suivons leur conseil, car il est bien connu dans le monde jacquaire que ces soldats du feu savent recevoir les pèlerins et cheminants.

Il est sûr que l'endroit est rustique. Nous avons droit à un matelas et nous pouvons utiliser les douches et w.c. de la caserne. Cette grande pièce est située près du lieu où de nombreux locaux et pompiers viennent boire et grignoter. Géré par l’association des pompiers, il y a la télévision. C’est très bruyant, mais n'est-ce pas une caractéristique de tels lieux où l'on parle fort ? Nous allons commencer à suivre, quand l'occasion nous est donnée, quelques matches de la coupe du monde de football. Eh oui ! Nous suivons l’équipe de France comme il se doit. Mais nous n’avons pas beaucoup d’espoir qu’elle gagne le trophée. Trop de réalisme, peut-être ? Notre favori, la Belgique et le Brésil qui nous paraissent les mieux armés.  

Les pompiers ne mettent à disposition des voyageurs qu’un endroit pour dormir. Aussi, il nous faut chercher une solution pour manger ce soir, et remplir notre besace. Nous nous rendons en ville. En fait, nous allons être séparés, Frédéric étant parti en avant de sa marche rapide. Dans un supermarché, je vais acheter pour quatre euros un poulet cuit. Finalement, en revenant vers la caserne, je retrouve mon fils. Nous y retrouvons notre couple d’Anglais qui viennent d'arriver, et notre premier marcheur français, Jean-Marc.  

C’est donc fort tard que nous pouvons nous endormir dans les bras de Morphée. Distance courte, mais journée longue avec de belles grimpettes.

À suivre. Demain, nous passons à Fatima.

Alain et Frédéric.

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