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Publié par Alain Lequien dit Bourguignon La Passion

Nous quittons le refuge sans petit-déjeuner, au milieu du brouillard. Le parcours est facile puisqu’il est uniquement descendant dans un premier temps. Puis la route et les chemins nous mènent en surplomb de Vigo. Nous petit-déjeunons à Castrelos, puis longeons une rivière, le Rio Lagares pendant un kilomètre.

Après une remontée, nous restons en surplomb de Vigo et de sa banlieue. Nous sommes dans des zones bien urbanisées : Lavadores, Sampaio, Chapela… La route que nous devons suivre est bien marquée par une zone verte. Nous ne nous risquons pas de nous perdre. Avant d’entamer un passage vers un chemin de terre, nous sommes bloqués un instant par un bulldozer effectuant des travaux.  Nous passons, alors que des randonneuses « bon chic bon genre » restent en arrière, commentant notre passage. Lors du passage dans une zone forestière, le fiston très joueur ne peut s’empêcher d’aller faire le singe au-dessus d’une petite cascade. Il faut bien que jeunesse se passe.

Étape 21 : Vigo – Redondela – Arcade : 28 km (567 km)
Étape 21 : Vigo – Redondela – Arcade : 28 km (567 km)
Étape 21 : Vigo – Redondela – Arcade : 28 km (567 km)

Depuis plusieurs kilomètres, nous surplombons le pont autoroutier de Rande long de sept cents mètres. Il fallait bien faire un petit cliché de cette belle réalisation. C’est un pont à haubans unissant les deux rives du détroit de Rande donnant dans la ría de Vigo. Il rejoint la rive sud de Redondela à la péninsule de Morrazo.   

Petit à petit, nous nous rapprochons de Redondela, et de ce fait rejoignons le caminho central. Dans une petite ruelle, nous dégotons un petit restaurant où nous allons manger pour 6,50 €. La vie n’est vraiment pas chère.

Direction Arcade située à huit kilomètres de là. Il fait une chaleur intense, et je souffre dans les montées (près de deux cents mètres de dénivelé) surtout après Cesante. En route, je redécouvre ce panneau constitué de nombreuses coquilles Saint-Jacques laissées par des pèlerins.

Au bout de sept heures, après une descente rapide, c’est l’arrivée à un ancien hôtel-restaurant en bord de route transformé en albergue privé. Nous y prenons une chambre à deux, plus confortable que les matelas du refuge précédant. C’est l’occasion de prendre en photo le fameux trèfle à quatre feuilles de Freddy conservé dans le guide du caminho português central.  

Nous y retrouvons le Québécois déjà rencontré à deux reprises sur la Costa, et deux Allemands de l’ancienne Allemagne de L’Est, le père et son fils. Un peu comme nous, en fait. Tous les cinq, nous sommes passionnés par le football. Aussi, nous nous rendons dans un restaurant pour regarder le match de demi-finale entre la France et la Belgique qui décidera si notre pays ira en finale de la Coupe du Monde.

Ce fut un match serré, avec une possession à 60% des Diables Rouges de la Belgique. Il fut gagné par la France par le plus petit des écarts : 1-0 grâce à Umtiti.

Comme je ne suis pas chauvin, je suis heureux de cette victoire sachant que depuis le début de la compétition, la Belgique était mon favori.

Lorsque nous avons partagé la note, alors que le Québécois et nous-mêmes avions fait attention à ce que nous avions commandé pour ne pas alourdir notre budget, nous avons dû partager la note pour éviter le conflit. Une mauvaise impression de nous être fait manipuler avec la grande consommation du fils allemand qui a fini bièrisé à fond… C’est une nouvelle expérience de la vie !

À suivre.

Alain et Frédéric

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