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Publié par Alain Lequien dit Bourguignon La Passion

Nous profitons du petit-déjeuner avant de partir pour notre nouvelle étape du jour. Notre projet est de suivre, après Pontevedra, la variante spirituelle, un chemin nouvellement agréé par l’Office des pèlerins de Santiago en 2013. Peu connue et parcourue, j’ai déjà eu l’occasion de la suivre lors d’un de mes cheminements vers Santiago. Remontant aux origines du culte jacquaire, elle passe par Poio, Combarro, Ribadumia, Pontearnelas et Vilanova de Arousa. De cette cité, il est possible de rejoindre Padron (l’ancienne Iria Flavia des Romains) par deux routes. 

La première est terrestre, longeant la côte en passant par Vilagarcia de Arousa, Catoira. Un cheminement de 28 km relativement aisé. La seconde possibilité est maritime, en rejoignant Pontecesures par bateau par l’estuaire d’Aroussa et en suivant la rivière Ulla. Ce parcours dure environ une heure. Il est effectué symboliquement pour rappeler le voyage du corps de Saint-Jacques jusqu’à Iria Flavia. De Pontecesures, on parcourt les derniers kilomètres pour rejoindre Padron.  

Selon la tradition jacobine, en l’an 44 de notre ère, après son martyre, les disciples de Saint Jacques, Athanasius et Théodore auraient transporté son corps sur un bateau à minerai de Jaffa (Palestine) à Iria Flavia (Padrón en Galice), la terre la plus lointaine qu’il ait évangélisée avant son exécution. Le périple du bateau serait passé en traversant la Méditerranée, le détroit de Gibraltar avant de remonter par l’estuaire d’Arousa et Rio Ulla jusqu’à Iria Flavia. De là, va naitre la suite de la légende qui va l’amener à Saint-Jacques de Compostelle. Ce Chemin maritime est donc la Route Initiale, la source de tous les Chemins de Compostelle.

Nous voilà partis en traversant Arcade. Nous y rencontrons de nombreux pèlerins, car nous sommes sur le caminho central. Nous arrivons à un grand pont romain, le Ponte Sampaio. Après, notre parcours se déroule vers la montée de petites ruelles raides qui nous amènent progressivement vers les chemins pavés de la Voie romaine XIX. Nouvelles montées par A Brea Vella et A Canicouva. En traversant de belles forêts, de nouvelles grimpettes qui nous rapprochent de Ponntevedra. En forêt, je revois le même jeune homme vendant bracelets de cuir et boissons, qui nous vante la visite du sanctuaire de la Vierge Pèlerine, la Capela da Virxe preregrina datant du XVIIIe siècle. Nous ne nous y rendons pas.

Après avoir traversé la cité qui cette fois-ci n’est pas en fête, nous prenons la déviation qui doit nous mener au monastère de Poio, que nous avons choisi comme première étape. Le trajet nous semblait facile, mais nous nous perdons. Tant est si bien qu'à un moment donné, nous traversons un camp de Roms. Dieu sait si je suis tolérant, mais là, nous avons subi les insultes des jeunes qui se montrèrent agressifs. Frédéric se laissa aller à donner de la voix pour qu’ils nous laissent tranquilles. 

C’est ainsi que peu à peu, nous arrivons au monastère situé dans la Ria de Pontevedra, à quatre kilomètres de Pontevedra. En fait, nous avons fait un grand détour par manque de visibilité du marquage. Le monastère où j’ai déjà dormi se trouve dans un environnement d’une grande beauté.

Nous y prenons la demi-pension pour un prix tout à fait raisonnable réservé aux pèlerins de Compostelle.   

Monastère de Poio, extèrieur et intérieur.
Monastère de Poio, extèrieur et intérieur.
Monastère de Poio, extèrieur et intérieur.
Monastère de Poio, extèrieur et intérieur.
Monastère de Poio, extèrieur et intérieur.
Monastère de Poio, extèrieur et intérieur.
Monastère de Poio, extèrieur et intérieur.
Monastère de Poio, extèrieur et intérieur.

Monastère de Poio, extèrieur et intérieur.

Nous allons passer une partie de la fin d’après-midi dans le jardin, avec son grenier à grains et différentes cultures. C'est agréable autour d'une bonne bière bien fraîche. Nous faisons un petit saut à Combarro, un village espagnol très connu pour ses trente horrèos (greniers sur pilotis) qui symbolisent la tradition campagnarde de la Galice. En passant, nous croisons un gros serpent. La tête de Freddy ?  

Et puis, nous profitons de la gratuité offerte à l’accueil pour visiter les richesses du monastère (voir étape 22b).

De retour, il nous faut savoir qui va rencontrer la France qualifiée pour la finale de la Coupe du monde.  Quel sera son adversaire entre l’Angleterre et la Croatie ? Freddy a parié pour l’Angleterre, moi pour la Croatie. Eh bien, Freddy a perdu puisque c’est mon favori qui a gagné le match par le score de 2-1. Il devra faire son gage demain sur le Chemin.

Jardin et église moderne du monastère de Poio.
Jardin et église moderne du monastère de Poio.
Jardin et église moderne du monastère de Poio.
Jardin et église moderne du monastère de Poio.
Jardin et église moderne du monastère de Poio.

Jardin et église moderne du monastère de Poio.

Il est l’heure de se rendre au restaurant dans la grande salle, avec sa large mosaïque représentant la dernière scène du Christ. Il y a une vingtaine de personnes. Le repas est copieux, la serveuse nous propose même de nous donner un complément. Nous déclinons. Il ne faut pas trop manger le soir sinon la bedaine..   

À suivre.

Alain et Frédéric

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