Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Alain Lequien dit Bourguignon La Passion

Ce matin, lever tôt, car nous devons nous rendre à l'embarcadère d'embarquement pour prendre le bateau pneumatique qui doit traverser la baie, prendre rivière Aurosa et remonter la rivière Ulla. Ce trajet est là pour simuler la translatio effectuée par les restes de l'apôtre Santiago, Saint-Jacques le Majeur et de ses disciples, Théodomir et Athanase, pour leur retour en Galice. Selon la légende, après sa décapitation en Judée, ses disciples embarquèrent son corps mutilé dans une mystérieuse barque de pierre qui traversera la Méditerranée, remonta l’océan, s’échoua à Iria Flavia (nom romain) en sept jours, sans voile ni gouvernail. La barque fut amarrée à un pedrón (une pierre, un pilier) qui est à l’origine du toponyme actuel de Padrón donné à Iria Flavia.

Après l’attente du retour du bateau après un premier groupe, nous sommes une quinzaine à nous embarquer. Nous quittons le port, et voilà qu’arrive le pépin inattendu : le moteur du bateau s’arrête soudain à quelques centaines de mètres du port. Dans un premier temps, nous pensons à une blague du pilote. Eh bien non ! il faut nous rendre à l’évidence, il est vraiment en panne après plusieurs essais infructueux.

Heureusement, des bateaux de pêcheurs passent à proximité. L’un d’entre eux vient à notre secours pour nous remorquer jusqu’au port.

Vilanova de Arousa : embarquement et débarquement.
Vilanova de Arousa : embarquement et débarquement.
Vilanova de Arousa : embarquement et débarquement.
Vilanova de Arousa : embarquement et débarquement.

Vilanova de Arousa : embarquement et débarquement.

Nous avions espoir que le bateau pourrait être réparé, et qu’il ne s’agit là que d’un contretemps. Hélas, au bout d’une demi-heure, on nous annonce qu’il va falloir faire venir un dépanneur expérimenté, et que notre passage est annulé. L’association prévenue, après nous avoir remboursé le billet, décide de mettre gracieusement à notre disposition un bus qui va nous amener directement à Padrón. Un moyen de compenser notre retard. Cela est dommage pour Freddy puisque moi-même, il y a trois ans, j’avais eu le plaisir d’effectuer cette belle traversée.     

La dernière étape sur le caminho Português va donc débuter à Padrón. Arrivés sur place, nous allons voir les différents lieux et marques du passage supposé de Jacques.

Dans l'église Saint-Jacques, sous l'autel, est conservée la pierre (el pedrón) à laquelle l'embarcation fut arrimée. Un pèlerin du XVe siècle raconte que, sur une grosse pierre, « On peut encore voir dessus la trace du pied de saint Jacques. Là où son corps et sa tête avaient reposé, il y avait une empreinte comme si la pierre fut  de la cire. » Il s'agirait en réalité d'un autel sacrificiel, la cavité qu'elle présente serait destinée à recueillir le sang des victimes. Elle comporte une  inscription elliptique romaine, dédiée à une divinité marine. Une réplique se trouverait à Noirmoutier.

Autres lieux emblématiques, la fontaine de Carmen où sont représentés le baptême de la reine Lupa et la translation de saint Jacques. Le long du fleuve, à l’endroit supposé de l’amarrage, la reproduction d’une charrette de bois supposée avoir servi à porter le corps de l’apôtre.

Padrón : chariot, église Santiago : pilier, matamore, decoration arrivée saint Jacques...
Padrón : chariot, église Santiago : pilier, matamore, decoration arrivée saint Jacques...
Padrón : chariot, église Santiago : pilier, matamore, decoration arrivée saint Jacques...
Padrón : chariot, église Santiago : pilier, matamore, decoration arrivée saint Jacques...
Padrón : chariot, église Santiago : pilier, matamore, decoration arrivée saint Jacques...
Padrón : chariot, église Santiago : pilier, matamore, decoration arrivée saint Jacques...

Padrón : chariot, église Santiago : pilier, matamore, decoration arrivée saint Jacques...

Comme il n’est que dix heures du matin, nous prenons la direction de Santiago. Ce cheminement va nous faire alterner des passages dans des petits villages avec la grande voie de circulation vers Santiago. En cours de route, nous allons recroiser les trois Italiens rencontrés lors de notre étape 19,  au Camping Mougas y Albergue Solidario.

À quelques kilomètres de Santiago, sous la chaleur accablante, nous décidons de les parcourir en prenant le bus. Je n’avais pas gardé un bon souvenir de cette arrivée de la voie portugaise à Santiago que j’avais trouvé moche. Et toujours le même phénomène en arrivant ici, le blues…

Notre premier acte est d’aller réserver des chambres individuelles au Seminario Menor qui surplombe Santiago. Nous avons besoin de nous reposer.

De Padrón à Santiago.
De Padrón à Santiago.
De Padrón à Santiago.
De Padrón à Santiago.
De Padrón à Santiago.
De Padrón à Santiago.
De Padrón à Santiago.

De Padrón à Santiago.

Nous nous rendons ensuite à la place de l’Obradoiro, devant la cathédrale. Comme toujours, même à cette heure-là, Santiago est en effervescence. Pour la huitième fois, pour la première fois pour Frédéric, ce moment est toujours prenant. Nous faisons un tour rapide à la cathédrale avant de nous rendre et aller chercher notre Compostela au Bureau des Pèlerins. C’est moins sympathique qu’autrefois, plus policé.

La Compostela pour ceux qui ne le savent pas est le document délivré par les autorités ecclésiastiques certifiant que le pèlerin a parcouru au moins cent kilomètres à pied ou à cheval (deux cents kilomètres à vélo) du Chemin de Saint-Jacques. Il est délivré à Compostelle à tous les jacquets qui, par le biais de leur credencial dûment tamponnée, prouvent qu’ils l’ont accompli dans une démarche religieuse ou spirituelle, en suivant l’une des routes jacquaires.

Nous profitons du temps pour visiter la cité et voir ces nombreux spectacles de rues.

Santiago : spectacles de rues.
Santiago : spectacles de rues.
Santiago : spectacles de rues.
Santiago : spectacles de rues.

Santiago : spectacles de rues.

Santiago : spectacle de rues.

En revenant vers l’albergue, nous assistons dans un petit troquet à un concert de rock. Freddy ignorait que j’aimais cela, me rappelant ma jeunesse physique lointaine.

C’est donc assez tard que nous rentrons à l’albergue, après cette journée mouvementée et imprévue.

À suivre.

Alain et Frédéric

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article