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Publié par Alain Lequien dit Bourguignon La Passion

Nous sommes le 14 juillet, jour de notre fête nationale. Notre cheminement n’est pas terminé puisque nous devons continuer vers Fistera qui est la destination du jour. Arès le petit-déjeuner pris ensemble dans le sous-sol du Séminario, nous prenons le départ.

De suite, Freddy s’éloigne rapidement comme s’il voulait rester seul. Il me lâche rapidement alors que nous avons à peine rejoint la vieille ville. Nous sommes en désaccord sur le circuit à suivre pour rejoindre le camino Fistera, de l’autre côté de la cathédrale. Lui le néophyte, moi qui ait un peu l’habitude, qui a raison ? Peut-être s’est-il levé du mauvais pied comme cela lui arrive parfois pour une raison inconnue. Les rapports père-fils ne sont pas toujours empreints de sérénité.

Ne le voyant plus, je poursuis ma route en espérant le retrouver à la sortie de la cité. Bien entendu, je suis inquiet et repense à l’incident arrivé au Portugal, après Fatima, où nous ne nous sommes retrouvés que le soir. Bon ! De toute façon, il est majeur et vacciné. Cela va lui passer.

À la sortie de Santiago, toujours pas de Freddy. Dois-je attendre ou continuer ? J’attends près d’une demi-heure, et puis je continue. Ce n’est qu’au bout de huit kilomètres, passant près d’un bar à Roxos, qu’il m’interpelle. Il était assis dans un bar et m’offre le café. Je bouillonne intérieurement, mais je préfère manger mon chapeau, car il ne se rend pas compte de mon inquiétude. Ah ! Ces enfants…

Nous repartons. C’est alors qu’il doit retourner en arrière ayant oublié sur la table le guide Lepère qui contient son trèfle à quatre feuilles. Ayant continué, nous allons nous retrouver avant la grande montée, après Aguapesada. Alors que le garçon trotte en avant, je gravis les deux cents mètres de dénivelé traversant la forêt à mon pas de sénateur. J’ai rejoint trois dames maltaises dont l’une, une professeure, va discuter avec moi en français. M’arrêtant pour reprendre mon souffle (mes poumons) en haut de la montée,  elles continuent.  

Je retrouve Freddy près d’une fontaine dans la descente qui mène à Ponte Maceira. Sur le pont du Rio Tambre, nous prenons quelques photos, dont l’une, nous regroupant réalisées par le père d’une famille espagnole.   

Ponte Maceira, sur le pont.Ponte Maceira, sur le pont.

Ponte Maceira, sur le pont.

Nous arrivons maintenant à Negreira, une cité de six mille habitants aux nombreuses albergues. Ernest Hemingway y fait référence dans son roman Pour qui sonne le glas. Nous prenons attache à l’albergue Alecrin, à l’entrée de la cité.

Après notre installation, nous faisons quelques courses, car le fiston veut cuisiner ce soir. Ce sera piments de Padrón, riz, steak. Le temps aussi de faire découvrir au fiston quelques statues typiques : Saint-Jacques, des bovins avec une fermière, le mémorial à deux faces de l’émigration…

Alors que nous étions assis en train de siroter une bière sur la terrasse de la rue,  nous voyons deux tourigrinos descendre du bus, récupérer leurs sacs et monter dans leur voiture garée à l’arrêt. Bizarre !

Negreira : dans le gite, le cuisinier. Quelques clichés de Negreira.
Negreira : dans le gite, le cuisinier. Quelques clichés de Negreira.
Negreira : dans le gite, le cuisinier. Quelques clichés de Negreira.
Negreira : dans le gite, le cuisinier. Quelques clichés de Negreira.
Negreira : dans le gite, le cuisinier. Quelques clichés de Negreira.
Negreira : dans le gite, le cuisinier. Quelques clichés de Negreira.

Negreira : dans le gite, le cuisinier. Quelques clichés de Negreira.

Nous faisons la connaissance de Karine, une Québécoise avec qui nous avons une grande discussion. Elle nous fera même un cadeau, un livre qu’elle avait emmené et terminé de lire. Malheureusement, nous constatons que notre guide Lepère avec le trèfle à quatre feuilles de Freddy, et plusieurs de nos annotations a disparu. Perte ? Emprunt ? Cela resta un mystère.

À suivre.

Alain et Frédéric

 

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