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Publié par Alain Lequien dit Bourguignon La Passion

Pour ce troisième parcours de l’année, je décide de partir de Toulouse pour prendre la voie Garona qui va mener de Toulouse à Saint-Bertrand de Comminges dans un premier temps, pour se poursuivre sur la voie du Piémont pyrénéen.

Située le long de la Via Tolosana, Toulouse était une ville-étape de pèlerinage importante, drainant pendant des siècles un flot de pèlerins conséquent. Plus d’un millier de pèlerins y transitaient chaque jour au Moyen Âge. Toulouse est mentionnée dans tous les itinéraires, en particulier dans le célèbre guide du moine Aimery Picaud.

La voie Garona est depuis peu labélisée Saint-Jacques-de-Compostelle sous le terme GR861, ce qui va faciliter son parcours. Elle va me permettre de traverser la Haute-Garonne sur plus de 160 km et surtout de visiter (ou revisiter) 6 monuments inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco.

Cela tombe bien, je trouve un Blablacar avec Jean-Claude qui va m’y mener directement en passant par Lyon. La première partie fut très enrichissante par nos échanges fructueux. Nous partageons des valeurs identiques. À Lyon, la voiture fut complétée par deux autres passagers. Nos échanges furent plus limités. Jean-Claude nous dépose à l’aéroport, moyen pratique pour rejoindre le centre par le tram.

J’ai pris habitat à La petite Auberge de Saint-Sernin, une auberge de jeunesse située non loin de la basilique romane Saint-Sernin avec sa flèche de 67 mètres de haut.

Toulouse : basilique Saint-Sernin.
Toulouse : basilique Saint-Sernin.
Toulouse : basilique Saint-Sernin.

Toulouse : basilique Saint-Sernin.

Plus grande église romane de France, la basilique est inscrite au patrimoine par l’Unesco car accueillant depuis des siècles les pèlerins en route pour Saint-Jacques de Compostelle, notamment par la voie d’Arles. Bâtie de brique et de pierre, elle fut élevée entre le XIe et le XIVe siècle en l’honneur de saint Saturnin (ou Sernin), premier évêque de la ville. Elle abrite les reliques du premier évêque de Toulouse martyrisé en 250 par les Romains, et trainé par un taureau le long de l’a rue de Taur (Taureau)) qui rejoint la place du Capitole.  

Selon une légende, il y aurait un lac souterrain qui serait le réceptacle d’un trésor antique, l’or maudit volé au IIIe siècle par les Volques Tectosages (un peuple celte) au dieu Apollon. À moins qu’il ne s’agisse du trésor volé par le consul Cépion ? À lire dans mon ouvrage sur Saint-Jacques de Compostelle.

À suivre. Alain, dit Bourguignon la Passion.

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