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Publié par Alain Lequien dit Bourguignon La Passion

Après le petit-déjeuner, mon accueillante Marie-Hélène m’amène en voiture à Bricon où se trouve la Maison du Pèlerin se situant sur le chemin historique (différent du GR145 dit Francigena). Elle veut m’éviter un kilométrage sans grand intérêt. Avant de partir, elle m’a donné des tomates et des œufs durs pour la route.

À Bricon, je fais la connaissance de Christophe qui gère cet accueil. Il met son tampon sur ma crédenciale pour valider mon passage dans les conditions requises. Celle-ci est pour moi non seulement le passeport du pèlerin permettant de bénéficier de l’accueil de particuliers, mais aussi la trace matérielle du chemin parcouru. L’autre trace immatérielle est dans mon esprit et au fond de mon cœur.

Vers 7 h 30, je pars en direction de Blessonville et de Richebourg en suivant le bord large d’une départementale peu fréquentée. En route, de nombreuses voitures s’arrêtent sur le bord. Des chasseurs ? Non, cette dizaine de personnes va travailler dans les champs. Petit arrêt à Richebourg où je rejoins le GR145 en provenance de Châteauvillain. J’y bois un café dans un bar à l’ancienne. Servi par une vieille dame pour un euro, il sort d’une machine à café familiale. On est loin des machines à café expresso professionnelles.

À la sortie du village, après un court passage sur la route asphaltée, je rejoins à travers les champs la grande forêt domaniale d’Arc-en-Barrois. Le ciel est chargé, j’ai droit pendant trois minutes à une grande saucée m’obligeant à recouvrir mon sac à dos. La traversée est agréable sur ces chemins forestiers. De temps à autre, je croise des souilles, cette cuvette de boue où le sanglier se roule ponctuellement pour se débarrasser de ses parasites. C’est aussi un moyen de les garder en forêt en y mettant parfois du maïs.

  

Le tracé du GR continuant vers Leffonds où je ne me rends pas, je continue sur le chemin historique, en direction du petit hameau de Mormant. À la sortie de la forêt, petite discussion avec une dame tenant un gîte, mais, ce n’est pas le lieu où je dois m’arrêter.

   Je passe devant les restes de l’abbaye de Mormant. Son nom viendrait du latin mollimentum signifiant adoucissement, soulagement. C’est pour cela, semble-t-il qu’au Moyen Âge, elle était considérée comme un hôpital-hôtellerie accueillant les passants.

D’abord monastère édifié par des moines, elle devint commanderie des Templiers et Hospitaliers. Depuis la Renaissance, elle est devenue centre agricole. D’ailleurs, la plupart des bâtiments sont occupés pour cette activité. Elle me plaît bien par sa simplicité, mais que de travaux à effectuer pour la rendre dans son état initial !    

Par une petite route, je prends la direction de Marac où je prends gîte ce soir en accueil familial, chez Élisabeth. Mon accueillante m’a envoyé sur mon téléphone un plan permettant d’éviter de nombreux kilomètres inutiles.

   Comme la chaleur est revenue - heureusement je ne l’ai pas ressentie en forêt -, je suis content d’arriver. En route, je n’ai mangé que ce que m’avait donné Marie-Hélène. La famille étant en train de terminer son repas de midi, Élisabeth me propose de m’asseoir avec eux pour partager les restes. C’était succulent.  

Le temps d’échanger, il est l’heure de la douche et de la petite sieste bien méritée dans la chambre du fils mis à ma disposition. Petite visite au colombier rénové du village, vestige d’une ancienne ferme médiévale.

  

Le soir, Élisabeth a préparé du gratiné de canard. Le fromage de Langres finit ce beau repas reconstituant. Un très bel accueil aussi, par une personne dévouée. Nous allons avoir de grandes discussions, si bien que ce n’est que 22 h qu’il est raisonnable d’aller se reposer. Merci à vous, Élisabeth.

   À demain… Alain dit Bourguignon la Passion

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