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Publié par Alain Lequien

weben marcheEn reprenant le train ce 24 mai 2012, qui doit me mener de La Souterraine à Dijon en quelques six heures, il est temps pour moi de faire un point de passage sur ces treize premières étapes, et surtout sur les huit dernières où je me trouvais seul.

Sur le plan physique, même si j’accuse une fatigue bien normale du fait même de l’effort constant nécessaire, je n’ai à déplorer que quelques petites ampoules et une douleur sous le talon gauche due certainement à un problème de semelles de chaussures. Donc, rien d’important. Je suis étonnamment en pleine forme, et cela est certainement du à mon passé de marathonien malgré les 20 kilos en trop acquis depuis ce temps passé. J’ai continué d’ailleurs à perdre un peu de poids (- 4 kg) puisque j’accuse maintenant 84 kg, mais ce n’est pas le plus important.

Sur le plan matériel, j’ai finalement acquis un sac plus grand, mieux proportionné sac.jpgque mon ancien sac utilisé en montagne. C’est un Mc Kinley Kenai de 55 + 10 litres (+ 33% de place en plus), comportant des sangles plus larges, des réglages plus importants, pour le même poids de base. Bref, répondant aux critères de mes amis pèlerins. Quand au bourdon, la mise en place d’un ferrage plus solide apparait nécessaire. Je me suis aperçu que j’avais pris trop de linge, que le guide complet était inutile et pesant, que le bâton-pic était inutile. Donc je vais réduire le poids. Si le sac de couchage est indispensable, la tente que je pensais acquérir n’est plus à l’ordre du jour.

Sur le plan relationnel, j’ai rencontré des pèlerins très intéressants, dont les finalités sont souvent différentes. Les soirées conviviales ont entrainé une grande richesse des échanges au-delà de la langue ou de la culture. Chacun fait un effort pour comprendre l’autre, et cela fait du bien. Des rencontres aussi avec des hospitaliers engagés, loin du mercantilisme de certains profiteurs qui nous considèrent comme une forme de touristes. Des rencontres avec des gens simples qui veulent simplement parler et qui nous encouragent d’un mot, d’un geste de la main. Mais aussi - ainsi est fait l’humanité - ceux qui nous regardent froidement comme des routards ou des « fainéants ». Eh oui, j’ai entendu ce mot… ce qui m’a simplement fait sourire. Je semble mieux me maitriser.

Sur le plan spirituel, ce cheminement réalisé la plupart du temps de façon solitaire, ne peut qu’engager une réflexion sur soi-même, dégagée des contenances sociales que l’on doit avoir. En quelque sorte, l’obligation d’une introspection en laissant son esprit divaguer vers des domaines jusqu’alors peu abordés, sinon de façon très factuelles. Ce cheminement est aussi le moyen de retrouver une certaine forme de liberté éloignée des contingences. Même s’il y a rupture dans mon trajet, les traces sont et resteront là.

Et pour terminer, au bout de ces treize étapes, une folle envie de reprendre rapidement le Chemin. Il me manque déjà.  Il me reste à dispenser mes 5 jours de cours, et dés le 5 ou 6 juin, je reprends la route. Alain

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