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Publié par Alain Lequien

   Bien reposé par une nuit tranquille, je me lève vers 7h00 pour voir partir les pèlerins allemands qui me disent avoir été heureux de converser avec moi. Je retourne le compliment, même si notre conversation fut limitée du fait de la langue.

   Je décide de prendre mon temps, car la journée d’hier fut rude en événements. Plus de difficulté avec mon genou, je n’aurais pas à passer chez le médecin. Quant à mes blessures au bras (j’avais retiré le pansement avant d’aller dormir), tout semble aller même si j’ai des élancements diffus. Par sécurité, je porterais mon k-way aujourd’hui.

   Après le petit-déjeuner, je m’installe derrière l’ordinateur et tape des écrits que j’espère mettre en ligne en arrivant au Puy-en-Velay, ou peut-être avant. Car, ici, pas de wifi. L’arrivée de mon hospitalier interrompt mon travail. Il s’excuse de la rudesse de son accueil d’hier soir, mais je lui dis que je comprends : j’aurais dû l’appeler pour le prévenir. Puis, nous discutons du  Chemin qu’il n’a pas fait, mais dont il connait à l’évidence les arcanes.

  Vers 9h30, je prends la route. Suivant les conseils de mon hôte, j’appelle la mairie de Saint-Paulien pour réserver une place au gîte pour ce soir. « Pas de problème pour l’instant, il n’y a personne ».

   C’est donc sans questionnement sur ma soirée que je rejoins le sentier jacquaire puisque l’accueil où j’ai dormi se trouve hors du chemin. Petites routes, chemins fleuris sont mon lot avant de retrouver le chemin forestier de Saint-Jacques où un petit siège à destination des pèlerins (?) semble vouloir m’accueillir. 

   C’est vraiment le désert, avec des arbres toutefois. Alors que j’étais en train de méditer, je vois arriver vers moi un marcheur. Nous discutons un peu le bout de gras. Jean, dit Ghanberge[1], est comme moi auteur. Il est de plus romancier et conteur. C’est l’occasion de partager nos passions communes pour l’écriture, la recherche de l’insolite, un nombre important de questionnements sur la vie. Une relation riche qui ne demande qu'à se développer et à perdurer.

   Le long du chemin, toujours des travaux agricoles qui tournent à plein régime. Il faut profiter du beau temps. Quand j’interroge un paysan sur le fait qu’il entasse de l’herbe coupée en l’écrasant avec un tracteur portant une fourche, il m’explique qu’il pratique l’ensilage, une pratique permettant de conserver l’herbe fraichement coupée pour l’hiver. 

   Je m’attendais à trouver un village au Cros. En fait, il s’agit d’un hameau vide et un gîte d’étape fermé. Direction Saint-Paulien, gros bourg situé à quatre kilomètres. Ils sont vite avalés.

   Avant d’aller à la mairie, rafraichissement au bar où je descends un grand coca bien frais. Une personne m’amène au centre d’hébergement où je me retrouve seul alors qu’il y a cinquante-six lits. Comme il y a une petite cuisine, je vais faire des courses au supermarché du coin.   

Ce soir, au menu : pâtes, steak, et fruit. Je vais travailler sur mon ordinateur, il ne faut pas perdre la main. Coucher à 22h00.

   Demain, petite étape pour rejoindre Le Puy-en-Velay et le chemin historique de Compostelle.

   À demain - Alain, Bourguignon la Passion.   

 

 

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