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Publié par Alain Lequien

 

  De retour à Saint-Léonard-de-Noblat après mes obligations, je reprends mon cheminement après deux jours d’arrêt. Mon hospitalière, Évelyne m’accueille pour une seconde nuit. Après le petit déjeuner, c’est le départ sous la pluie. Ce sera une constante de cette journée. Le poncho est bien utile.

   Passage près de la Poste où, sur le parking de la poste, je découvre une sculpture en bois à l’effigie de Raymond Poulidor. Bel hommage au héros de ce bourg. Je redescends vers la rivière que je traverse par un vieux pont avec en point de mire une église. Elle est enfermée dans un terrain clos.

   À la sortie de Saint-Léonard, montée brusque par un sentier forestier. Il pleut à pleins seaux comme on dit à la campagne. Les chemins succèdent aux petites routes vicinales et vice-versa.

   Je passe rapidement à Aureil après avoir parcouru douze kilomètres. Le village de quelques centaines d’habitants s'est développé autour d'un prieuré de chanoines réguliers fondé par saint Gaucher au XIe siècle. D’ailleurs, on y fête encore tous les sept ans, Gaucher et son compagnon Faucher lors des Ostensions septennales. Aujourd’hui, c’est une ferme.

   Direction Feytiat où j’arrive à la fin de la messe. Trempé, je m’étais abrité sous le porche en attendant que les paroissiens sortent. Le curé, Jean-Marie, me voyant trempé, m’invite à boire un verre au presbytère en compagnie de ses paroissiens. Il m’emmène à l’oratoire où je peux me mets à l’aise en retirant mon poncho et mon sac. Je rejoins tout le monde.

   De nombreuses personnes voyant ma coquille viennent me voir et me serrer la main. Certains me posent des questions, plusieurs envisageant de réaliser le chemin. L’un d’eux l’envisage avec ses deux fils pour l’an prochain. Après l’apéritif, comme ils avaient prévu de manger, cela leur semble tout naturel que je me joigne à eux. Chacun avait apporté quelque chose. Le repas fut frugal et varié, arrosé d’un bon petit rosé.

   Voyant mon bâton de marche sortant de l’ordinaire, on m’en demanda l’explication. Ce que je fis de bonne grâce.  

   Assis près d’un colonel, il m’expliqua qu’à deux reprises, il fut directeur d’un centre de l’association Emmanuel. La conversation fut soft. Il m’apprit que le terme « limogé » venait de la Première Guerre mondiale. En effet, les officiers supérieurs qui avaient refusé de se battre avaient été envoyés en quarantaine à Limoges avant d’être destitués.

  

Avant de partir, mon autre voisin me lança un Chabatz d’entrar qui se traduit pour lui par Finissez d’entrer. En quelque sorte une invitation à revenir.

   Vers 14h30, après deux heures de présence, je quitte ce beau monde pour continuer mon parcours. Deux heures plus tard, j’arrive chez les Sœurs franciscaines qui tiennent refuge au pied de la cathédrale. Accueilli, installé, après une bonne douche, je passe à la cathédrale fermée. Heureusement que je l’ai visité quelques jours avant.

   Il est 22h30, et l’heure d’aller dormir. À côté, des pèlerines allemandes font du bruit. Calme Alain…

   À demain - Alain, Bourguignon la Passion.

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