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Publié par Alain Lequien

   Nous nous levons à 8h00, après une bonne nuit de sommeil. La fatigue et la tisane de nos hôtes ont fait bon effet. Aujourd’hui, nous avons un long parcours. J’espère que Yohan pourra la terminer. Au pire, nous ferons appel à une aide extérieure. Hier soir, il s’est endormi comme une souche après m’avoir dit que tout allait bien. Sauf le temps a-t-il rajouté. Je le comprends bien.

   Après un petit déjeuner copieux, nous signons le livre d’or, John remplit nos crédentiales et nous réglons notre séjour (trente euros pour la demi-pension par personne). Il est de tradition dans cet accueil pèlerin de remettre à chacun une médaille « L’Huis-Perreau », le nom du lieu, à tous ceux qui sont sur le Chemin.

   Par un chemin boueux, nous rejoignons Anthien puis, par une route goudronnée, Sancy-le-Bas. En passant, nous découvrons un calvaire d’une grande beauté. Il porte des scènes sculptées ayant un lien avec la vie du Christ. Une légende du pays dit que le tailleur de pierre qui le sculpta en fit don au village plutôt de de le livrer à son client. La raison reste un mystère.

   En cours de route, un véhicule s’arrête. Le conducteur veut échanger avec nous sur le pèlerinage : « Si je n’avais pas mal aux pieds, je ferais bien le chemin ».

   C’est alors que Yohan aperçoit un « Bambi » sautillant dans un champ en s’enfuyant rapidement.

   À quelques mètres de nous, une famille d’animaux – ragondins ? - s’enfuit vers le ruisseau à notre passage.

   Route, chemins agricoles défoncés, parfois gorgés d’eau…  Nous progressons lentement, et sommes parfois obligés de marcher dans la forêt pour éviter la boue. Nous retrouvons enfin un chemin plus praticable qui nous amène à Corbigny.  

   Nous passons à la Fontaine Sainte-Agathe située près de la chapelle de Sarre qui contenait jadis, selon la tradition, les reliques de saint Léonard. La petite ville possède d’ailleurs une abbaye portant ce nom. Nous ne la visitons pas : la durée de l’étape, le peu d’intérêt de mon petit-fils, le temps pluvieux… 

  Alors que nous étions sur la place de l’église, nous retrouvons Jenny et John qui nous rapportent une veste oubliée. Vraiment, ils sont très sympathiques. Nous allons profiter des lieux pour nous réchauffer dans un bar, autour d’une boisson chaude.  

   Réchauffés, un peu reposés, nous prenons la direction de Chitry-les-Mines, patrie de Jules Renard. Un moyen de découvrir le lieu où vécut l’auteur de Poil de Carotte. Nous déjeunons sur la place de l’église. Le village étant en pleine rénovation d’adduction de l’eau, des ouvriers déjeunaient dans une caravane. Ayant froid, je suis allé demander un peu de café aux ouvriers, ce qu’ils ont accepté de bon cœur.

   Réchauffés de nouveau, nous reprenons le chemin en passant sur le canal du Nivernais. Direction Chaumot où Yohan, pour faire plaisir à sa sœur, a photographié un cheval dont je caressais la tête après l’avoir appelé. Yohan se demande toujours comment le cheval a pu m’obéir.

   Direction Pazy, Guipy. Parcours facile, car sur le macadam où nous rencontrons quasiment que des cultivateurs. Nous rejoignons ensuite Saint-Révérien par la forêt. Nous apercevons enfin de loin l’église du village. Nous en avons plein les bottes...

   Pour accéder au village, nous empruntons  un chemin raide, boueux, gorgé d’eau par une rivière tant et si bien que le temps nous parait long. Nous trouvons le refuge dans l'ancienne poste vers 17h00. En entrant, c’est la bonne surprise : tout est propret, clair, agréable.

   Quelques minutes plus tard, Gérard frappe à la porte et nous accueille. Je règle les formalités : le prix de la soirée (10 euros par personne), le remplissage des crédentiales… Nous pouvons utiliser les denrées présentes qu’il faudra régler en sus dans une petite boite.

   Il me propose de faire sécher ma veste détrempée chez lui. La chaleur du chauffage remplit bientôt la pièce, la douche chaude étant la bienvenue, nous allons chacun rapidement sous la couette pour une sieste réparatrice.

   Ce n’est que vers 20h30 que nous nous levons pour diner. C’est moins smart qu’auparavant, mais il y a ce qu’il faut. Nous ne trainons pas, il est temps de dormir du sommeil du juste.

   À demain... Yohan et Alain.

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