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Publié par Alain Lequien

   Vers 5h00 du matin, je me lève. Je ne suis pas à l’aise dans ce refuge, je trouve donc là l’occasion de m’échapper rapidement. Après un petit déjeuner pris seul sous le coude, je pars vers 6h00 alors que la nuit règne encore. Dans la rue, il y a peu de monde juste quelques habitants qui attendent leurs bus. Comme la sortie n’est pas évidente, un vieux monsieur promenant son chien m’indique le chemin.  

   À la sortie de la ville, je rencontre un couple de Maltais déjà croisé. Marchant plus rapidement qu’eux, je m’éloigne rapidement en rejoignant un ressortissant sud-coréen avec qui j’avais échangé rapidement quelques mots. Me sentant en forme ce matin, peut-être faut-il revoir mon objectif prévu pour la journée. On verra en cours de route.  

   Au bout d’une douzaine de kilomètres, je découvre un ancien hôpital créé par les chevaliers de Saint-Jean d’Acre au XIIe siècle pour héberger et prêter assistance aux pèlerins. Hélas, il est sur fond d’usine viticole. Ce vendeur de vin n’hésite pas à faire un mélange des genres entre tradition et marketing.

   J’entame la grimpette vers Navarette. J’en profite pour collationner sur la place d’une église tout en échangeant avec des touristes italiens prenant de nombreuses photos. J’en profite pour visiter l’église Santa María de la Asunción, d’architecture Renaissance du XVIe siècle.

   Sortant de la ville, je découvre l’ermitage de Santa María de Jesús. À l’intérieur se trouvent des fresques de grande qualité.

   Je continue mon chemin pour atteindre le but initial de mon étape, Ventosa. Il est très tôt ce qui ne m’empêche pas de déjeuner en me demandant si je continue ou m’arrête ici.

C’est alors qu’arrive Simon. Décidément, on ne se quitte plus. Après avoir échangé, nous décidons de continuer ensemble. Quand le destin est là à ce point…

   En route, un incident va venir bousculer notre train-train fait de causeries de choses et d’autres. Mon bouchon qui enfermait la terre de Bourgogne dans mon bâton s’est ouvert. Elle s’est répandue sur le sol. Donc, elle n’ira donc pas jusqu’à Santiago. Qu’y puis-je ?

  

Nájera est en vue. Simon y rencontre des pèlerins qu’il connait. Je pensais notre séparation acquise et m’apprêtais à repartir seul lorsqu’il me demanda de rester en ma compagnie (c’est sympa). Après une bonne bière, nous allons buller sur la pelouse au bord d’une rivière. Les pieds sont fatigués, mais peut-il en être autrement ?

   Reprenant notre route, nous traversons des rues où va se dérouler le soir même un spectacle. On aurait pu rester ?

   Nous réalisons les six derniers kilomètres sous le cagnard (on nous dira au refuge municipal d’Azofra qu’il fait 37 degrés). Nous nous installons, disposant de chambrettes à deux lits. Pour l’instant, chacun a la sienne. Au milieu du patio, il y a une piscine pour les pieds. C’est très agréable de les tremper parce qu’ils ont souffert avec les petites pierres entrant sous le pied. C’est l’un des problèmes du port des sandales. De temps à autre, il faut les évacuer pour éviter de se blesser.  

   Alors que je travaille sur mon ordinateur pour inscrire les évènements de ces derniers jours, Simon me propose de passer la dernière soirée avec une bande de jeunes pèlerins. Je décline sa proposition, je ne me sentirai pas à l’aise.

   Vers 21h00 arrive un pèlerin âgé dans ma chambrette. C’est un calme, il ne fait pas de bruit.

   À demain - Alain, Bourguignon la Passion.

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