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Publié par Alain Lequien

 

  Il est très tôt lorsque je quitte la chambrée pour prendre le petit-déjeuner. Il n’y a pas encore grand monde. Si le petit-déjeuner est loin d’être copieux, il a l’avantage d’exister, ce qui n’est pas toujours le cas. Il faut souvent se débrouiller seul. 

   Je pars parmi les premiers. Le fléchage est bon jusqu’à une intersection. Là, le choix est soit de suivre la route (ce que font la plupart des pèlerins), soit celui du chemin côtier. Je fais ce dernier choix qui va m’entraîner dans une longue montée éprouvante, puis des chemins forestiers où je me perds.

À la fin, je me retrouve sur une hauteur à pic m’obligeant à rebrousser partiellement mon trajet. Heureusement, je rencontre un joggeur qui m'indique la senda del Littoral (le sentier du littoral) pour rejoindre la plage de Berria. Du kilométrage non comptabilisé, car je ne note que les distances officielles, le reste c’est du bonus (sourires).   

Je longe l’ancien pénitencier d'El Dueso, et sur la plage, tombe nez à nez avec Mélanie et Jean-Philippe partis plus tard. Bien sûr, je me fais chambrer sur mes capacités à suivre les bons fléchages. C’est de bonne guerre entre pèlerins ne se prenant pas au sérieux. 

   Nous profitons de l’heure matinale où la plage est quasiment vide pour marcher les pieds dans l’eau.

À sa partie finale, il faut gravir un sentier très raide de cent mètres de dénivelé à vingt pour cent pour contourner le cap, le Punta El Brusco, avant de descendre vers une seconde grande plage.

   Même scénario même si un moment, nous sommes obligés de passer par un gué pour traverser un bras de mer. À Noja, mes deux compagnons de voyage veulent paresser sur la plage. Ce n’est pas mon truc. Je continue donc seul. Je ne les retrouverais qu’à l’étape du soir.  

Mélanie et Jean-Philippe. Mélanie et Jean-Philippe.
Mélanie et Jean-Philippe.

Mélanie et Jean-Philippe.

Il me reste environ seize kilomètres à parcourir. Désormais, j’entre dans les terres. Que dire de ce parcours ? Je l’ai trouvé long et fastidieux, la plupart du temps sur des routes goudronnées. C’est dommage, car autour de moi, il y a des paysages ruraux d’une grande beauté. Le soleil se réfléchissant sur le macadam me donne l’impression d’une plus grande chaleur.

   Passage à Castillo Siete Villas, puis sur les hauteurs de San Miguel de Meruelo où je m’arrête pour déjeuner. Au menu : pain, fromage, fruits. En fait, le fléchage m’emmène vers Bareyo ce qui me fait faire un détour idiot sur la route goudronnée. J’apprendrais à l’albergue qu’il y avait un chemin plus sympa et plus direct. C’est ce qu’ont fait quelques pèlerins astucieux utilisant un guide allemand.

   Après un coca au village, j’arrive à l’albergue La Cabaña del Abuelo Peuto où je suis accueilli par Pedro. Il est moyennement sympathique d’ailleurs. Cette albergue reçoit des pèlerins depuis plusieurs dizaines d’années. À l’origine, c’était la maison familiale  construite par le grand-père du Padre Ernesto, l’actuel propriétaire. Chacun peut mettre son obole en fonction de ses moyens puisque c’est donativo. La vue est magnifique sur la région.  

   Je m’installe, prends ma douche avant d’aller à la réunion d’information dans la grande salle communautaire. Nous sommes une quarantaine de pèlerins. Je vais découvrir un personnage atypique, Padre Ernesto, dont m’avait parlé Jean-Claude et sur lequel je vais faire un ajout spécifique.

   L’heure du repas étant arrivée, nous sommes servis à table par plusieurs hospitaliers. Un repas copieux complètement adapté à des marcheurs au long cours.

   Plusieurs d’entre nous visitent l’ermitage (voir ci-après) pour profiter de l’explication très symbolique du maître des lieux.

   Le temps est venu de dormir. Extinction des feux vers 23h00.

   À demain - Alain, Bourguignon la Passion.

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