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Publié par Alain Lequien dit Bourguignon La Passion

   Même si ce n’est pas ma tasse de thé de fréquenter les palaces, pourquoi ne pas profiter de l’occasion donnée pour en visiter un ? Ce n’est peut-être pas très pèlerin pour vous, mais cheminer n’est-ce pas découvrir aussi ce que la vie nous propose ? Non ? Toujours est-il que Guy y a retenu une chambre pour deux jours. Il a bénéficié d’un tarif spécial réservé aux pèlerins. C’est l’un des plus beaux palaces du réseau de Paradores. Guy va nous servir de laissez-passer et de guide pour le visiter, des vigiles à l’entrée contrôlant les allées et venues. Sécurité oblige.  

   Ce palace n’est pas n’importe quel lieu, il fait partie de l’histoire de Santiago. Il s’agit d’un ancien hôpital royal dénommé l’Hostal dos Reis Católicos construit en 1499 par Fernando II et Isabel la Catholique pour accueillir les pèlerins venant visiter le tombeau de l'apôtre. C’est donc à un mélange d’histoire, d’art et de tradition auquel je suis invité. Situé sur la Plaza do Obradoiro, il forme l’un des côtés de la place où se situe l’entrée principale de la cathédrale d’une beauté grandiose.

A la chapelle privée du Parador de Santiago de Compostela.
A la chapelle privée du Parador de Santiago de Compostela.
A la chapelle privée du Parador de Santiago de Compostela.
A la chapelle privée du Parador de Santiago de Compostela.
A la chapelle privée du Parador de Santiago de Compostela.

A la chapelle privée du Parador de Santiago de Compostela.

 

  Pour cette visite, nous sommes six. Guy bien entendu, Benjamin qui a coupé sa barbe à l’arrivée à Santiago, les deux Allemandes rencontrées à Castroverde, un de leurs amis néerlandais et votre serviteur.

   Nous commençons par découvrir les quatre cloitres où se promenaient en méditant les moines hospitaliers. Puis, visite de la belle chapelle privée avec ses colonnes d’une très grande beauté. Aujourd’hui, elle accueille des conférences.

Vous connaissez un peu notre humour qui est de ne pas nous prendre trop au sérieux. Simulant un instant que nous étions des intervenants, les quatre compères (les deux Allemandes n’ont voulu participer) se sont assis à la grande table, le temps de prendre une photo pour immortaliser ce moment.  

   Montant dans les étages, nous prenons conscience que nous sommes dans un lieu cossu. Dans les couloirs de la moquette épaisse, de nombreux tableaux originaux siègent au-dessus de canapés et de fauteuils. L’un de ces tableaux, parmi d’autres, représente le matamore, la représentation du saint Jacques comme défenseur du royaume chrétien contre les Maures.

   Après cette visite très intéressante pour l’art et l’histoire, nous dégustons l’apéritif sur la terrasse du Parador devant la cathédrale.

   Le soir, nous dinons ensemble. La qualité de notre diner ne fut pas à la hauteur de nos espérances. Décidément, j’ai hâte de quitter cette ville, je me sens si bien sur la route. Nous buvons un dernier verre dans un bar très fréquenté par les touristes. Guy ne reprendra pas la route avec moi demain, même s’il va se rendre aussi à Cabo Fisterra. Il veut profiter pleinement de Saint-Jacques et du Parador.

   Il est près de minuit lorsque nous regagnons le refuge. Je suis crevé, car je me couche un peu tard… Manque d’habitude. Il est vrai que je viens de boucler mes 2 000 kilomètres, à pied.

   À demain - Alain, Bourguignon la Passion.

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