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Publié par Alain Lequien dit Bourguignon La Passion

  

Après la visite du musée des pèlerinages, ce fut celle de la cathédrale toujours en compagnie d’Octave. Sa construction a débuté vers l’an 1075 sous le règne d'Alphonse VI. Il y avait beaucoup de monde. Pour commencer, nous visitons en priorité l’étonnant Portico de la Gloria, le portique de la Gloire qui se trouvait jadis sur l’ancienne façade romane de la cathédrale. Elle est cachée de nos jours par la façade baroque.

   Pour le visiter, il fallut acquérir au musée un billet réservé aux pèlerins. Il fallut vingt années au Maître Mateo (Mathieu) et à ses assistants-tailleurs de pierre pour réaliser la première partie à partir de 1168, puis vingt-trois années supplémentaires pour que toutes les finitions soient terminées en 1211. Un travail de titan…

   Le porche représente la Jérusalem céleste telle que décrite dans l’Apocalypse de Jean. Plus de deux cents statuettes nous accueillent. Sur le centre du tympan, un Christ en Gloire disposé entre le passé et le futur. En effet, à sa droite, on retrouve l'Ancien Testament et le peuple juif de l'Ancienne Alliance, alors qu’à sa gauche c’est la représentation du Nouveau Testament avec les peuples de la Nouvelle Alliance. À ses pieds, avec un sourire mystique, Jacques engage le pèlerin à entrer dans la cathédrale.

   Autour du Christ, on retrouve les quatre évangélistes. Au-dessus, les vingt-quatre vieillards de l’Apocalypse sont disposés en arc de cercle, jouant pour la plupart de la musique.

   Le pilier central représente l’arbre de Jesse retraçant la généalogie du Christ.

Sur le meneau, au-dessous de la statue assise de saint Jacques, est creusée l’empreinte des doigts d’une main. La tradition voulait que les pèlerins harassés posent la main là, ainsi que le prévoyait l'itinéraire rituel, avant d’arriver à la tombe de l'apôtre. De nos jours, on ne peut plus le faire : un gardien très présent nous en empêche.

   Derrière le trumeau, à son pied, maître Mateo serait représenté par un buste. Les pèlerins plaçaient leurs mains dans les renforcements pratiqués de part et d’autre du buste du maître pour s’assurer une place au paradis. D’autres s'adonnent à un curieux rituel qui consistait à poser trois fois la tête sur la statue le représentant. La coutume aurait été instaurée par les étudiants, lesquels avaient recours à cette pratique pour gagner en intelligence et avoir de la chance aux examens. Autre légende : formulez trois vœux, et l’un d’entre eux sera exaucé. On ne sait jamais... Qui ne tente rien...

   À l'origine, l’ensemble du portique était entièrement polychrome. « Cela devait en jeter » comme on le dit maintenant. Nous ne pouvons qu’admirer cette œuvre avec un grand respect pour son maître d’œuvre ainsi que les Compagnons qui ont mis leur art en mouvement pour la réaliser. 

Santiago de Compostela : Palais de Gelmírez, premier archevêque de Compostelle.
Santiago de Compostela : Palais de Gelmírez, premier archevêque de Compostelle.
Santiago de Compostela : Palais de Gelmírez, premier archevêque de Compostelle.
Santiago de Compostela : Palais de Gelmírez, premier archevêque de Compostelle.
Santiago de Compostela : Palais de Gelmírez, premier archevêque de Compostelle.
Santiago de Compostela : Palais de Gelmírez, premier archevêque de Compostelle.

Santiago de Compostela : Palais de Gelmírez, premier archevêque de Compostelle.

  

Nous continuons notre visite par la visite du Palais de Gelmírez, du nom du premier archevêque de Compostelle, un édifice roman édifié autour de l’an 1120. Il est utilisé aujourd’hui comme musée. On peut y voir de nombreux trésors d’un autre temps. Par exemple, ses nombreuses statues en or de maître Jacques, ce tableau du Matamore…

   Une dernière photo, celle de la statue de Saint-Jacques dans la chapelle majeure.

   Le temps du pèlerinage est terminé. Octave ayant d’autres occupations, nous nous quittons momentanément.

  À suivre, lors de la dernière visite au Parador.

 

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