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Publié par Alain Lequien dit Bourguignon La Passion

   J’erre maintenant seul comme une âme en peine dans Santiago que je vois sous un autre jour, celui du touriste traditionnel. Mon Chemin pour cette année est terminé, je dois repartir demain vers la France. Je regarde de nouveaux pèlerins arriver, je vois leurs émotions, mais quelque chose est cassé. Le blues du pèlerin isolé sans doute, je ne reconnais plus personne.

   Je reçois un appel téléphonique de Guy rentré deux jours plus tôt à Santiago en bus en compagnie de Mathieu rencontré sur le Camino Norte et le Primitivo. Nous nous étions quittés à Fisterra lorsque j’ai pris la route pour Muxia. Il m’invite de nouveau à visiter le côté caché du Parador. Le curieux que je suis ne peut manquer de continuer à visiter l’hôtel le plus ancien du monde, dans ses moindres recoins. Même si, étant trop luxueux à mon goût, il n’est point du niveau de ma bourse. Je m’y sens d’ailleurs peu à l’aise.

 

[1] Obradoiro : de obra, œuvre et oiro, or en galicien, d’où une œuvre d’or. L‘obradoiro est un orfèvre en galicien. La façade fut nommée ainsi du fait de la finesse de son aspect filigrané, comparable au travail d'un orfèvre.

Parador de Santiago. Parador de Santiago.

Parador de Santiago.

   Nous entrons sans difficulté, les gardiens le reconnaissent et nous laissent passer sans rien nous demander. C’est ainsi que nous allons visiter les grands salons inaccessibles au public.

Le roi d’Espagne et la noblesse y tiennent conseil et réception lors de leur présence à Santiago. C’est naturellement magnifique et grandiose. Nous allons même sur la terrasse donnant sur la grande place Obradoiro[1], où les rois et princes saluaient leurs sujets. Drôle d’impressions. Certaines chaises réservées à leurs titulaires portent les armes des princes.

   Après un dernier verre, Guy et Octave récupèrent leurs sacs laissés à l’albergue où je dors ce soir (Roots and Boots). Nous nous dirigeons vers la gare, car mes deux compères doivent prendre le train pour Barcelone.

   Me voilà de nouveau seul. J’ai hâte de rentrer…

   À suivre, le retour vers mon domicile.

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