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Publié par Alain Lequien

   J’ai, selon certains de mes amis, la grande chance de posséder une famille qui me soutient entièrement dans mon projet de pérégrination. Partir, ce n’est pas s’éloigner des siens pour leur échapper, mais prendre de la distance sur la vie profane, pour s’épurer et réfléchir sur ses actions, afin de redevenir ce qu’il est au plus profond de soi. Je crois d’abord en l’homme et dans ses capacités à se transcender, à se dépasser… Une spiritualité où l’homme demeure maitre de son destin.  

   Avant cette séparation, je passe beaucoup de temps avec les membres de ma famille, car il est important pour le voyageur au long cours de savoir que ceux qui font partie de sa sphère familiale et qui restent au port d’attache sont heureux, en bonne santé, et que rien ne viendra perturber leurs vies pendant cette absence. Après le décès de notre patriarche de 97 ans, Papy René au mois de mars, j’ai repris le flambeau et me voici l’Ancêtre… Une lourde responsabilité et beaucoup de devoirs.

   Ce fut d’abord en assistant avec mon fils Frédéric et mon petit-fils Willy au dernier match de football du DFCO au stade de Dijon. Nous (eh oui, nous sommes supporters), nous avons perdu contre Arles-Avignon sur le score de 3-2. Mais, de toute façon, la remontée en première division n’était plus à l’ordre du jour depuis quelques matchs. La devise « On ne lâche rien » fut toutefois à l’honneur, et nos joueurs se sont bien battus. Peut-être que l’an prochain, on fêtera de nouveau la venue de Marseille ou du PSG… Cette soirée se termina par un feu d’artifice que vous pouvez consulter sur mon Facebook (merci, Freddy).

   Avec Clémence et Pauline, nous sommes allés en région parisienne (sous la pluie battante) voir nos autres enfants en passant par la colline éternelle de Vézelay, avec un petit détour par Saint-Père-sous-Vézelay et son église qui ressemble à une cathédrale en miniature. Une découverte aussi pour Mamie Clémence en visitant la basilique abritant les reliques de Marie-Madeleine. Cette basilique est le point de départ du Chemin historique de

Compostelle que j’ai parcouru l’an dernier. Une première aussi pour Clémence, de découvrir une crypte où l’on ne peut rester indiffèrent tant y règne une grande sérénité. Dans les chapelles du chœur, on peut voir un pèlerin en bois sculpté à genoux, attendant l’onction de départ et une statue de saint Jacques rayonnant d’humilité et de sagesse  dans le même bois verni. En passant à Asquins, l’église de saint Jacques est toujours fermée.      

   Arrivés à Versailles, c’est la visite chez Yannick, mon second fils, et sa grande famille où nous avons pu voir que Cassim, notre dernier petit-fils, allait bien malgré sa varicelle. Un moment court, car nous avions pris pas mal de retard, mais au combien

chaleureux. Voyage poursuivi chez Cédric, mon fils ainé, avec Stéphanie et Maeva, l’une de mes petites-filles. Là, nous passâmes la soirée à discuter d’avenir, cet avenir qui se révèle de plus en plus difficile pour la jeunesse. Ces moments forts vont m’accompagner, être ma force durant les trois mois à venir !

   Le retour se fit sous la pluie battante durant 300 km en pleine nuit. Ah ! vivement le soleil…

   J'ai gardé pour la fin la visite de mon petit-fils Yohan avec qui j'ai eu le plaisir (sous la pluie aussi), de débuter l'an dernier, mon périple de Vézelay à Saint-Jacques. Cinq étapes enrichissantes. Il a grandi, étant presque aussi grand que sa mère Séverine. Il a d’autres projets en tête, ceux de son âge.

   À suivre… Alain, Bourguignon la Passion.

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