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Bonne nuit réparatrice dans cette pièce mise à notre disposition par notre hôtesse, et petit-déjeuner copieux. Nous repartons vers notre destinée. J’espère avoir fait découvrir à Gurval ce qu’était un accueil bon enfant dans une famille, et ce que pouvait nous réserver une des surprises du chemin ne se trouvant pas dans une démarche commerciale. Après, c’est la perception de chacun qui joue. Je suis conscient aussi que nous nous sommes éloignés de notre projet de départ, être dans l’autonomie.
Direction Sainte-Maure-de-Touraine, à quelques kilomètres de là, en commençant par une belle grimpette en forêt, puis par des champs de culture. Pour l’instant, mon dos ne me fait pas souffrir. Nous entendons le bruit des nombreux véhicules passant sur l’A10 toute proche. Dans la vallée quittée, il était inaudible. Je suis déjà passé par là, mais mes souvenirs sont diffus. En arrivant, nous cherchons un bar ouvert. Le centre-ville est peu fréquenté, et nous faisons chou blanc. Nous en trouvons un à la sortie de la ville, près d’un supermarché.
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Après notre petite halte, nous repartons à travers les plantations, passant devant un étrange calvaire entouré d’un cercle de pierres. Pour quelle raison ? Nous resterons sans réponse. Plus loin, au milieu d’un champ, un dolmen de dimension modeste composé de quatre supports inclinés vers l’intérieur et d’une grande table débordant vers l’arrière. Une pancarte nous indique qu’il s’agit du dolmen des Bommiers ou de la Pierre fondue ?
Il commence à pleuvoir. Alors que je cherche ma veste, je ne la trouve plus. En travers sur le haut de mon sac, elle a dû tomber à moins qu’elle ne soit restée au bar, à quelques kilomètres de là. Pas question de retourner en arrière, je ferais avec. N’ayant pas emmené d’autre vêtement de pluie, je devrais m’en procurer un surtout si le temps reste maussade. Les désagréments du chemin quand on a la tête à l’envers…
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Les bourgs s’enchaînent : Draché, La Celle-Saint-Avant (prise d’un café), passage sur le pont de la Creuse et entrée dans la Vienne, Port-de-Piles (nous prenons notre repas devant le lac), Le Colombier, Les Ormes. Un parcours plus ou moins arrosé par la pluie. En arrivant aux Ormes, passage devant le magnifique château, et en face, de la Poste aux chevaux. Datant de 1764, ce relais de poste particulièrement important est considéré comme l’un des plus remarquables de notre pays, tant par ses proportions que par son architecture.
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Nous aurions aimé continuer, car côté santé, cela se passe bien. Mais, le prochain camping se trouve à une dizaine de kilomètres de là, la forêt sur les hauteurs à plusieurs kilomètres sans certitude de trouver un bon endroit. Cela ferait 35, voire 37 km. Je ne suis pas sûr d’y arriver en bon état. Arrivé à un âge certain, la récupération est plus difficile. Finalement, pour une dizaine d’euros, nous nous posons en installant les hamacs entre deux arbres au camping intermunicipal. Ce sera ma première nuit en hamac. Enfin, devrais-je dire… car ce mode de couchage était au cœur de notre cheminement commun. Bien entendu, il en était un des éléments, car si je ne l’ai pas dit, c’est une évidence pour moi, nous avons longuement échangé sur des sujets communs, ponctués parfois de moments de silence. À demain…
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