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Étant le premier arrivé, je suis le premier à partir pour rejoindre Niort, le terme de mon étape. En fait, il est à peine 7 h. Mes collègues cyclistes angevins dorment encore, le cycliste espagnol se préparant. Le trajet est particulièrement vallonné, dans la continuité des étapes précédentes.
Après l’Aumônerie, je passe devant un château qui s’avère être un élevage et une pension de chevaux. Je n’ai aperçu aucune activité. Continuant mon chemin en suivant le balisage des cyclistes, arrive l’ami espagnol. Petit arrêt pour un échange sympa, il a décidé finalement de descendre vers Bordeaux. Chacun reprend sa route.
J’arrive à Germont-Rouvre et découvre depuis le chemin la couverture octogone de l’église Saint-Médard. Bâtie aux XIe/XIIe siècle par des moines poitevins, son clocher fut surmonté le siècle suivant par cette toiture octogone ayant attiré mon attention. Elle est inscrite depuis 1986 comme Monument historique.
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Désormais, je suis le balisage du chemin de Compostelle par des chemins herbeux et agricoles. Passant sur l’autoroute A 83 et traversant Ternanteuil, je me retrouve en contrebas du château de Coudray-Salbart. Cette forteresse médiévale du XIIIe siècle fut au cœur des luttes entre les Capétiens de France et les Plantagenêts d’Angleterre. En l’an 2000, les propriétaires l’ont cédé à la Communauté d’Agglomération de Niort pour un franc symbolique. Je n’ai pas le temps de m’y rendre, me contentant de prendre une photo depuis le pont surplombant la Sèvre-Niortaise.
Je me trompe alors de direction, continuant tout droit au lieu de tourner à droite, m’éloignant ainsi du tracé officiel longeant la rivière sur ma droite. En fait, je me trouve dans la boucle de celle-ci. Ayant besoin d’eau et de quoi me restaurer, je suis une pancarte indiquant la présence d’un supermarché. Je fais le détour, puis mes achats effectués, je reviens sur mes pas pour prendre la direction de Surimeau où je retrouve la rivière, puis Niort.
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Entretemps, j’avais téléphoné à Jean-Marie, un ami demeurant dans la région. Il ne peut pas me recevoir, se trouvant en famille. Constatant qu’il n’y a aucun camping à Niort même, le plus proche se trouvant à six kilomètres au sud, je décide de rentrer d’autant que mon épouse l’a souhaité lors de notre dernier échange. Je réserve un billet dans un blablabus passant par Nantes. Jean-Marie vient me chercher à l’entrée de Niort pour me déposer au départ du bus partant deux heures plus tard à Bessines. Dans l’attente, nous passons un moment sympathique autour d’une bonne bière. Le retour à la maison se fit dans la nuit.
Étape éprouvante, avec des souvenirs limités le long du chemin, et une perception de la ville de Niort peu positive. À confirmer ou non lors de mon prochain départ pour terminer l’ensemble de la voie des Plantagenêts. Les jours se suivent et ne se ressemblent pas.
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