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Tout a débuté en prenant le train pour Tours en compagnie de son épouse qui travaille dans cette ville. Moment sympathique et d’échanges. Je suis confiant sur ce trajet, ayant déjà parcouru cette voie en 2017 à partir de Paris, Orléans et Tours. Nous avons commencé notre marche en traversant la cité tourangelle sans déterminer quelle serait notre halte du soir. Distance envisagée, une trentaine de kilomètres. C’est le principe, puisque dormant en autonomie, mon ami a très justement programmé de trouver un endroit en forêt où nous pourrons nous poser quand nous le jugerons nécessaire.
Contrairement à mon parcours de 2017 où j’avais directement rejoint Saint-Avertin, nous faisons un grand détour pour sortir de Tours en passant par le parc Honoré de Balzac, puis une montée raide vers Saint-Avertin. Mon compagnon de route grimpe sans difficulté alors que je souffre. Décidément, ce n’est plus le cœur qui me fait des misères, mais ma respiration. Gurval se montre d’une grande empathie pour l’ancien. Nous ralentissons l’allure.
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Le chemin a quitté les bords de Loire. Cela se ressent dans le paysage qui est différent. C’est une succession de belles maisons avant de rejoindre la forêt de Larçay et le bois des Hâtes. Quelques joggeurs… Au fur et à mesure de notre marche, le dos me fait de plus en plus mal, nous obligeant à des arrêts fréquents. Je ressens une certaine honte de ne pas me montrer à la hauteur, même si mon ami n’est pas dans le jugement. Au contraire, il se montre très fraternel. Nous modifions le réglage du sac qui est un peu plus lourd que lors de mon cheminement d’il y a trois semaines. Rien n’y fait.
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À deux kilomètres de Veigné, Gurval porte mon sac en plus du sien. Allégé, je marche malgré tout un peu courbé pour atténuer la douleur.
Heureusement, en passant sur le Cher, nous passons à Veigné. À l’arrivée dans ce village, la pharmacienne du lieu me propose une crème à base d’huiles essentielles qui, en chauffant, se montre efficace. On verra demain matin si je suis en situation de marcher. Après quelques courses, nous trouvons plus judicieux de dormir à la halte jacquaire au lieu du camping. Ce soir ne sera pas la première fois que je passerais la nuit dans un hamac…
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