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Tout à commencer il y a quelques mois, en échangeant lors d’une réunion amicale de mon vécu sur les chemins de Compostelle. Gurval m’avait indiqué avoir débuté son cheminement entre Angers et Saumur, et vouloir au cours de ses congés à venir, parcourir la voie de Tours pendant une semaine de Tours à Poitiers, voire jusqu’à Melle ou au-delà. Sa spécificité qui m’a emballé est qu’il dort délibérément en autonomie dans un hamac tendu entre deux arbres. Pour la bonne cause, son épouse m’a prêté le sien. Je connais bien, et j’apprécie cette inclination à la liberté nous amenant à un ressourcement plus profond loin de la foule. J’ai moi-même dormi sous la tente en bivouaquant, notamment dans les Pyrénées ou sur la Francigena. En Espagne, c’était à la belle étoile ou sous les auvents des églises. Je lui ai proposé de partager ces moments de réflexion, ce qu’il a accepté. Par principe aussi, nous avons fait peu de photos.
J’ai donc volontairement interrompu mon cheminement sur la voie des Plantagenêts pour partager ce nouveau défi. Défi, car ayant déjà parcouru plus de 200 km d’une traite entre le Mont-Saint-Michel et Le Lion-d’Angers, je n’étais pas certain d’être suffisamment préparé pour le suivre. Très vite, je me suis aperçu que mon ami était un très bon marcheur, plus rapide que moi qui chemine à mon pas de sénateur. C’est la grande différence entre marcher en solitaire et marcher de concert avec quelqu’un.
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