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Publié par Alain Lequien

 

  Imaginé en 1955 par Félix Batier (ancien président du Club Alpin français de Bourgogne) à l’usage des amis montagnards de Dijon, ce sentier coupe seize combes avec des petits passages d’escalade. Il rejoint Nuits-Saint-Georges après un parcours sportif de 51 km réalisable en deux jours (temps estimé en marche soutenue 14 à 17 heures selon…), et surtout un dénivelé de 2 000 mètres. Autant dire que le parcours est assez difficile. Pas question pour moi de le parcourir entièrement aujourd’hui.  

   Parti de chez moi vers 8h30 (ouf ! il fait beau, mais froid, la météo annonçait de la pluie), j’ai rejoint la Promenade de l’Ouche par le Jardin de l’Arquebuse (très moyennement fleuri … la nature est en retard !) pour me diriger vers le lac Kir. Un parcours que je connais bien puisque de temps à autre, j’y effectue un footing léger.

   Après le quartier de la Fontaine d’Ouche (créé en 1974), j’ai rejoint le parc naturel de la Combe à la Serpent. Drôle de nom ? En effet, selon une ancienne légende, une vouivre, en Bourgogne, un serpent à tête de femme, ou portant un diamant en guise d’œil, vivait en ce lieu.

Elle allait se désaltérer à la Fontaine d’Ouche. En s’y installant au Moyen âge, les moines y plantèrent de la vigne dont la production s’éteignit au début du XXe siècle. Le vin, semble-t-il, était raide. On y ajoutait du cassis pour en atténuer la vigueur. Ce blanc-cassis allait prendre le nom de kir, du nom du célèbre chanoine-maire de Dijon. On y trouve un parc à daim, un magnifique rucher, des cadoles[1]… Un endroit à visiter pour ceux qui passent ou vivent à Dijon. 

   Passage au parc écologique de la Combe Saint-Joseph après une descente assez raide. Tout le long, on peut lire de nombreux panneaux explicatifs sur les plantations. Du bel ouvrage. Passage à la Fontaine Billenois avant de rejoindre la Bergerie et la célèbre chapelle des Templiers construite initialement à Fontenotte (à une quarantaine de kilomètres d’ici). Datant du XIIe siècle, elle fut démontée pierre par pierre, et reconstruite vers 1960.     

   Après la piste d’aéromodélisme déserte, je continue sur le plateau de Chenôve culminant à 400 mètres d’altitude. S'étendant sur 240 hectares, il est riche d’une grande diversité de paysages, alternant combes et plaines, forêts de pins noirs d'Autriche, de chênes, de frênes ou d'arbustes de taillis sans oublier de vastes étendues planes hérissées de bosquets. Dans les anciennes carrières de Chenôve, on y extrayait la pierre blanche utilisée dans de nombreux monuments dijonnais.

   Ça monte, ça descend, bref c’est sportif. Malgré mon surpoids (j’ai regagné douze des treize kilos perdus l’an dernier sur le Chemin de Compostelle), je marche d’un pas alerte qui me surprend. Je traverse la route de Corcelles-les-Monts et suis l’un des chemins proposés. C’est le plus facile passant par une descente rapide. L’autre, très pierreux, parcouru l’an dernier, m’a laissé un mauvais souvenir.  Je récupère un morceau de bois pour la montée suivante, très raide.

  

Il est 11h30. Je m’arrête pour manger un morceau sur les hauteurs. Puis, c’est la descente rapide au cours de laquelle mes chaussures ripent à plusieurs reprises, puis une remontée raide (30 à 40 % de dénivelé) sur un chemin très pierreux. Arrivé au sommet, je décide de rebrousser chemin. Le temps est vite passé, je dois rentrer, car nous avons une soirée entre amis. Le chemin Marceau me ramène au-dessus de Marsannay-la-Côte. 

  Retour à Chenôve par le célèbre chemin des Grands Crus. Un moyen de repérer les lieux puisque j’y passerais lors de mon départ de Dijon pour Saint-Jacques de Compostelle en juin prochain. À la mairie, je décide de prendre le nouveau tram pour rejoindre mon domicile. C’est direct, et se promener en ville après la forêt, bof !, ce n’est pas très amusant après sept heures de marche. Je suis bien fatigué. Arès la douche, une petite sieste avant d’aller faire la fête.   

   À suivre… Alain, Bourguignon la Passion.

 

[1] Anciennes cabanes en pierres sèches des vignobles de l'Aube, de Bourgogne et du Beaujolais servant d’abri au viticulteur.

 

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