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Publié par Alain Lequien dit Bourguignon La Passion

Le temps est frais lorsque nous nous levons. Comme le café est fermé, nous devons partir sans prendre de petit-déjeuner. Nous verrons cela en route, ce n’est pas la première fois que cela arrive.

Avant de conter l’étape, je veux revenir un peu sur cette spécialité qu’est le cochon de lait de Bairrada. Âgé d’un mois, un mois et demi, le porcelet nourri au lait maternel est embroché et cuit au four à chaleur lente pendant deux heures. Son goût relevé vient de la farce relevée d’ail, de clous de girofle, de cumin, de poivre, de laurier, d’un peu de vin et de vinaigre. Il est complètement enrobé dans une croute de sel et de poivre ce qui rend la viande tendre. Bon appétit !

Tout commence par la route asphaltée avant de rejoindre un chemin traversant une forêt qui nous mène près d’Alpalhão avant d’arriver à Aguim. C’est là que nous allons petit-déjeuner. Nous allons ainsi cheminer alternant routes et chemins en passant Avelãs de Caminho. Le temps est à la pluie. Nous nous arrêtons dans un café où nous faisons connaissance d’un Rémois dont l’épouse est portugaise. Ils se sont définitivement retirés ici, trouvant la vie plus facile.

Albergue d'Águeda : une histoire de chat....
Albergue d'Águeda : une histoire de chat....
Albergue d'Águeda : une histoire de chat....
Albergue d'Águeda : une histoire de chat....

Albergue d'Águeda : une histoire de chat....

Nous repartons et arrivons bientôt à Aguada do Baixo, mais ce n’est que huit kilomètres plus loin que nous arrivons à Águeda, la fin de l’étape. Nous faisons halte à l’albergue Celeste. Une fois installés dans la chambrée, nous découvrons les membres d’un orchestre serbe venu jouer pour le festival d'art et de musique baptisée Umbrella Sky Project qui existe depuis cinq ans.  Il avait eu lieu le jour précédent. Il est vrai que lorsque nous avons traversé la cité, les rues étaient surplombées par de nombreux parapluies colorés. C’est le cas même à l’albergue. La pluie étant venue,  nous emprunterons deux de ces parapluies pour aller faire nos courses au Lidl local.  Ce soir, nous mangerons du poisson cuisiné par Frédéric. C’est pour moi la découverte de son talent.

À l’auberge arrivent de nombreux marcheurs : Nina, une dame japonaise toute menue, un Norvégien dans les vapes de trop fumer, des Espagnols… On trouve des personnes très différentes sur le caminho.  

Les membres du groupe étaient affalés dans les fauteuils, regardant la télévision et buvant force bières. Nous avions l’espoir qu’ils nous laissent regarder le match de football entre la France et l’Argentine, en huitièmes de finale. Ils ont compris notre envie et nous laissèrent regarder le match.

Ils pensaient que ce serait l’Argentine qui gagnerait. Après un match épique, ce fut la France qui l’emporta sur le score de 4-3, avec un doublé de Mbappé en quatre minutes et la frappe splendide de Pavard. Là, nous sommes fiers, ce fut un très beau match. Nous allons en quart. Bons joueurs, les Serbes nous félicitèrent. Ils se dirent impressionnés par l’équipe. On y était pas pour grand-chose, mais cela nous fait plaisir.   

Le soir, nous partageons notre repas, et le travail de cuisinier de Frédéric avec Nina.

J’allais l’oublier… Mais non… Il y avait un petit chat qui vint nous faire la fête, surtout à Frédéric. Tout d’abord au salon, puis lorsqu’il préparait les poissons. Très présent, il était complètement excité. Nous avons dû le faire sortir de la cuisine. Toutefois, il eut droit à un morceau cru. Il fit la fête. Il est rare que l’on ne cède pas devant un chaton.  

À suivre.

Alain et Frédéric

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