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Publié par Alain Lequien dit Bourguignon La Passion

Petit-déjeuner copieux avant de reprendre mon cheminement. Le temps est devenu gris et il fait frais. Une vraie chute de la température. Première partie de ce jour : Saint-Martory situé à 18 km. J’espère l’atteindre avant midi.
Je passe successivement par Boussens, grimpe vers Le Frechet et rejoint Mancioux , puis Saint-Martory. En passant, quelques clichés tels que les armes d’un village, une ancienne chapelle avec une coquille. Durant la Révolution, Saint-Martory prit le nom de Montagne-sur-Garonne. Devant l’église trône le menhir de Peyro-Hitto, la pierre plantée classée monument historique. Ses dimensions : 3 m de hauteur, large de 90 cm et épaisse de 40 cm.

Saint-Martory : Pierre plantée et église.
Saint-Martory : Pierre plantée et église.
Saint-Martory : Pierre plantée et église.

Saint-Martory : Pierre plantée et église.

L’église fut construite entre le XIIe et le XIVe siècle, puis remaniée aux XVIIIe et XIXe. La façade est entourée de deux tours, le plan est roman avec un chevet à abside et absidioles. Le portail, roman, date du XIIIe siècle, provenant de l'abbaye cistercienne de Bonnefont dont les ruines ne sont pas éloignées.

En passant, je discute avec un pécheur de passage. Selon lui, la pêche est bonne dans la Garonne. D’ailleurs, je m’arrête au café de la place pour prendre un café allongé. Il fait frisquet malgré la marche à mon pas de sénateur. J’y découvre un personnage étonnant, Francis dit Fife. Âgé de plus de 70 ans, c’est un passionné de la pêche à la truite et une sommité locale ayant fait la une du journal. Il me montre avec passion sa boite où il fabrique fils, appâts, leurres… Un véritable chef d’œuvre qu’il a construit et décoré de ses mains.  Il a un principe, relâcher toutes ses prises inférieures à 40 cm.

Reprenant mon cheminement, je passe par Lestelle-Saint-Martory avec sa belle église et prend la direction de Beauchalot. Ne trouvant pas de solution pour dormir ce soir, je m’apprêtais à réserver une chambre dans un hôtel prés de Saint-Gaudens.  Le hasard, ou la chance, allez savoir est qu’en passant à Beauchalot, j’aperçois un café routier dénommé Au Bearnais. Comme j’avais faim, et que les routiers sont bien connus pour servir largement les clients, j’ai fait demi-tour pour y aller.

En entrant, je suis interpellé par un couple d’une soixantaine d’années, Sabine et Joël, en train de déjeuner. Ils ont aperçu ma coquille ce qui facilite nos échanges. Nous engageons rapidement la conversation après m’être assis à la table voisine. Joël est bourguignon. Nous sympathisons, et après avoir su que j’allais certainement dormir à l’hôtel, ils m’ont proposé le gite et le couvert dans leur maison située à Proupiary, non loin de l’ancienne abbaye de Bonnefond. Entre parenthèses, la cuisine du restaurant est simple et très bonne.

Deux heures plus tard, je me retrouve à la campagne alors que le ciel s’obscurcit de gros nuages noirs. Mes hôtes préparent leur futur déménagement pour rejoindre la Provence. Nous allons passer une soirée agréable en refaisant le monde. Ce sont des personnes formidables, le cœur sur la main.      

À suivre. Alain, dit Bourguignon la Passion.

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