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Publié par Alain Lequien

   Après une nuit un peu agitée – je souffre d’une douleur sur le côté droit comme si j’avais reçu un coup de poing –, je décide finalement de partir plus tard. Il est 10h30 quand je fais mes premiers pas, bien après mes compagnons de chambrée avec qui j’ai partagé le petit déjeuner.

   Cette douleur ne m’inquiète pas, il s’agit certainement du frottement sous les côtes de ma petite gourde que je porte sur le côté qui a dû créer au fil du temps cette douleur même sans hématome. Finalement, je l’ai retirée, et la douleur s’est calmée au fil du temps.

   J’ai reçu un message de mon banquier qui se rappelle à mon bon souvenir. Il fait son travail. C’est un homme droit que j’apprécie. Il m’interpelle sur le fait qu’il est difficile de se détacher de la matérialité. Notre échange téléphonique remet les choses d’équerre, comme il se doit.

   Autre point à régler ce jour, il est matériel. La vis placée au bout de mon bâton pour limiter l’usure du bois, contrairement au conseil donné, a provoqué un fendillement. Je vais changer de technique, et en suivant le conseil donné par Yves, de mettre des clous de tapissier. Quand ils seront usés, je les changerai. C’est ce que j’ai fait ce matin, on verra le résultat par la suite.

    Il fait beau et je prends la direction de Les Cars, un village rendu notamment célèbre par Guy des Cars, le célèbre romancier. Dans l’église, j’ai le plaisir de découvrir deux cartes humoristiques dont le texte concernant l'image jointe : « Sur les chemins de Compostelle, / Après la rude étape, prends garde pèlerin, / Si ton corps harassé te pousse à renoncer, / N’écoute que ton âme et repars dès demain. » Autre maxime vue sur une autre carte : « Sur les chemins de Compostelle, / Quand en bas du rempart tu passeras la porte / Et que des Pyrénées tu apercevras les pieds, / Pèlerin, penses aux tiens, ce sont eux qui te portent. »

   Direction maintenant Châlus. Le pays est désert, personne en vue. C’est une succession de petites routes, puis de passages en forêt. L’occasion de repenser à Gérard, cet homme malade qui m’a marqué par son courage et son engagement chrétien. Il m’a fait un beau cadeau, et je l’en remercie.

On ne dit jamais assez merci à ceux que l’on aime ou qui nous tendent la main. Il y a une quinzaine d’années, alors que notre famille était dans le désarroi et la misère, plusieurs personnes (Louis T., Jacques R. Jean-Claude G., Jean-Louis H., Jean-Louis B., Philippe R., Robert D.  et bien d’autres) m’ont tendu la main pour nous permettre de rester debout. Qu’il en soit remercié à jamais.

   À Châlus, on peut encore apercevoir les restes du château fort qui dominait la ville. Par contre, l’église est assez décevante. 

   Direction Firbeix par les lacs de La Forge. Ils sont magnifiques, et l’endroit est glissant. Quelques instants après avoir pris une photo au bord du lac à partir d’un petit pont de bois, je me suis étalé de tout mon long sur une roche glissante. J’ai éclaté d’un fou rire. Je progresse, je suis capable de me moquer de moi.

   La pluie se met à tomber dru, le poncho est de rigueur, une première pour cette journée.

   Au lieu-dit « Chez Maitre Anthony », un fauteuil accueillant pour les randonneurs après un passage boueux en forêt. D’autres lacs avant la descente vers Firbeix.

  

C’est l’arrivée à Saint-Pierre-de-Frugie où se trouve le gite communal. Je suis désormais en Dordogne, j’ai quitté le Limousin pour l’Aquitaine.

D’ailleurs, on commence à voir fleurir la route Richard, Cœur de Lion. Mes deux collègues du matin sont déjà là (ils sont passés par la route départementale joignant Les Cars à Saint-Pierre, sans les détours), ainsi que les deux Allemandes rencontrées chez les sœurs à Limoges.

   La soirée fut tranquille, chacun vaquant à ses occupations.

   À demain - Alain, Bourguignon la Passion.

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