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Publié par Alain Lequien dit Bourguignon La Passion

Dans la nuit, il y a eu une bonne saucee comme on disait à la campagne quand j'étais gamin. Cela présage un temps mitigé pour aujourd'hui. Temps couvert donc pour ce départ débutant par un passage en ville pour trouver un bar ouvert et m'approvisionner en monnaie sonnante et trébuchante. Ce sera surtout du papier. J'y rencontre un baliseur espagnol qui m'explique que vers Avila, c'est très beau. On verra bien.   

Et cela commence à monter, ce n'est que le début.
Et cela commence à monter, ce n'est que le début.
Et cela commence à monter, ce n'est que le début.

Et cela commence à monter, ce n'est que le début.

Ma prochaine cité étape est Almorox situé à huit kilomètres que j'atteins assez facilement. Le chemin est classique et je rencontre plusieurs marcheuses faisant leur sport lorsque j'approche de l'agglomération. Les femmes espagnoles me surprennent beaucoup. Elles sont très libérées dans leur comportement par rapport à leurs homologues françaises. Par exemple, on les voit assez souvent regroupées ensemble au café,  tout âges confondus, buvant de la cerveza. Et elles ne s'en laisse pas compter par les hommes. On est loin de l'image dominatrice de l'hidalgo ibérique. Simple constat. 

Et toujours de nouveaux paysages dans la solitude.
Et toujours de nouveaux paysages dans la solitude.
Et toujours de nouveaux paysages dans la solitude.

Et toujours de nouveaux paysages dans la solitude.

La sortie de la ville me fait passer par de nouveaux chemins. Un grand changement car cela devient plutôt valonne, avec des raidillons bien marqués. Dès que l'on monte, on dirait que c'est le lieu de maisons de week-end des familles aisées. C'est beau, plus rien à voir avec ce que j'ai vécu sur ce Camino précédemment. Des quatre cents mètres d'altitude où se situe Escalona, je vais passer assez progressivement à plus de huit cents mètres avec des paysages de moyenne montagne. C'est l'amorce de ce que me disait le baliseur espagnol, " on monte vers Avila ".

Et cela monte encore.
Et cela monte encore.

Et cela monte encore.

Et s'il faut monter, il faut savoir descendre. A quelques kilomètres du but du jour, voilà qu'une glissade dans une descente va m'entraîner dans une petite chute sans gravité. Écorchures au bras et au genou gauche. Fais attention Lequien, faut pas rêvasser. Et puis, un grand raidillon assez raide m'amène à cette fin d'étape. La police locale m'annonce qu'il n'y a pas d'albergue et que je suis bon pour aller dans une casa rurale. Vingt-cinq euros, linge lavé sans desayuno. C'est cher mais pas trop le choix.

San Martin de Vadeiglesias - repos mérité.
San Martin de Vadeiglesias - repos mérité.
San Martin de Vadeiglesias - repos mérité.
San Martin de Vadeiglesias - repos mérité.

San Martin de Vadeiglesias - repos mérité.

Le soir, devant mon plateau combiné, comprenez viande-oeufs-frites et un tinto verano, j'ai assisté  à la victoire du Portugal sur l'équipe de Galles. Les Espagnols sont maintenant complètement désintéressés de cette coupe européenne depuis leur élimination. Ils ont repris leurs préfèrences pour la corrida et la course de vachettes en ville, notamment celle de la saint Firmin à Pampelone.  
À suivre. Alain dit Bourguignon la Passion.

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